Chine: Bo Xilai exclu du PCC, ouverture du congrès le 8 novembre

Bo Xilai lors de la clôture de l'Assemblée nationale populaire, le 14 mars 2012 à Pékin
Bo Xilai lors de la clôture de l'Assemblée nationale populaire, le 14 mars 2012 à Pékin - © Mark Ralston

Le dirigeant chinois Bo Xilai, ex-membre du Bureau politique du parti communiste chinois (PCC), a été exclu de ses rangs et sera jugé, selon l'agence officielle Chine Nouvelle qui a annoncé en même temps vendredi l'ouverture du XVIII congrès du PCC pour le 8 novembre.

Bo Xilai, à l'origine d'un des plus retentissants scandales de ces dernières années, devra répondre de ses actes "devant la justice", a décidé le Bureau politique du PC chinois, qui a mis fin à un long supense en annonçant avec un retard inhabituel les dates de son congrès, échéance centrale de la vie politique chinoise.

Ex-maire et chef du parti de Chongqing, immense métropole de 33 millions d'habitants du sud-ouest de la Chine, Bo Xilai, un membre du Bureau politique qui aspirait à la direction suprême du PCC, est détenu au secret depuis avril, date à laquelle il avait été suspendu de ses fonctions.

La question de sa comparution ou non devant la justice n'était pas tranchée et divisait vraisemblablement la haute hiérarchie chinoise, selon la plupart des observateurs.

Pour être jugé devant un tribunal ordinaire et non devant la juridiction interne du parti communiste, un responsable du PC doit au préalable être exclu de ses rangs.

Selon Chine Nouvelle, Bo Xilai devra désormais répondre des chefs d'accusation de corruption "massive", d'avoir entretenu des relations sexuelles "impropres" avec plusieurs femmes, d'avoir "commis de graves erreurs et abusé de son pouvoir dans l'affaire d'homicide volontaire concernant (son adjoint) Wang Lijun et (son épouse) Gu Kailai, pour laquelle il porte une lourde responsabilité".

Son épouse, Gu Kailai, a été condamnée à mort avec sursis --équivalent à la perpétuité-- en août dernier pour le meurtre par empoisonnement d'un homme d'affaire britannique, Neil Heywood. Et le chef de la police de Chongqing, bras droit de Bo Xilai, impliqué dans l'affaire, a été condamné à 15 ans de prison lundi dernier, notamment pour avoir demandé l'asile politique au consulat américain de Chengdu (sud-ouest).

AFP

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