Charlie Hebdo: débat en France sur la lutte contre la radicalisation

Manuel Valls veut généraliser "l'isolement des détenus islamistes radicaux" en prison en France.
Manuel Valls veut généraliser "l'isolement des détenus islamistes radicaux" en prison en France. - © PATRICK KOVARIK - BELGAIMAGE

Trois jeunes Français accusés d'avoir voulu se rendre au Yémen ou en Somalie en 2012 pour y faire le djihad ont été condamnés vendredi à des peines de 4 à 10 ans de prison. Au-delà de ces sanctions, les attentats ont relancé le débat : comment lutter contre la radicalisation ?

La boîte à outils anti-radicalisation, la France la cherche encore. Bien sûr il y a des initiatives ça et là. Par exemple, le département de la Seine Saint-Denis qui a mis sur pied la première cellule anti-jihad, en novembre dernier. Des psychologues et des médiateurs religieux ont pris en charge une trentaine de famille.

Le gouvernement français, lui, vient de s'emparer du sujet : la ministre de l'Education promet le renforcement de la formation des enseignants, le Premier ministre Manuel Valls veut lui généraliser "l'isolement des détenus islamistes radicaux" en prison.

Un début d'action concrète qui tranche avec l'activisme parlementaire : ils sont nombreux aujourd'hui les élus à proposer des nouvelles lois toutes plus fermes les unes que les autres. A droite, certains parlent, par exemple, de réinstaurer la peine d'indignité nationale, de refus d'accès à certaines professions comme professeur ou militaire, à des impôts majorés et des biens confisqués.

La derniere fois que ces mesures ont été appliquées c’était à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, pour les collaborateurs de l'Allemagne nazie.

Anissa Barbier

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