Cessez-le-feu en Ukraine: un petit pas vers la paix

Cessez-le-feu en Ukraine: un petit pas vers la paix
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Cessez-le-feu en Ukraine: un petit pas vers la paix - © Tous droits réservés

Les chefs séparatistes des régions de Donetsk et de Lougansk, dans l'Est du pays ont accepté lundi soir d'observer un cessez-le-feu jusqu'à la fin de la semaine. Une annonce surprise qui arrive au lendemain du soutien du président russe au cessez-le feu et plan de paix initié par l'Ukraine. Le président américain Barack Obama a menacé lundi son homologue russe Vladimir Poutine de nouvelles sanctions si la Russie ne parvenait pas à stopper l'entrée d'armes en Ukraine et ne cessait pas de soutenir les séparatistes.

Alexander Boroday, le principal leader de la république autoproclamée de Donetsk, déclare ainsi à Reuters : "En réponse au cessez-le-feu décrété par Kiev nous nous engageons aussi à un cessez-le-feu de notre côté. Nous nous engageons aussi à ne pas mener des activités militaires. Le cessez le feu durera jusqu’au 27 juin".

Quatre jours donc pour débuter des négociations et trouver une solution à ce conflit qui dure depuis plus de deux mois et qui a fait au moins 375 morts.

Cette annonce se vérifie apparemment sur le terrain. Selon les services de sécurité ukrainiens, les combats dans l'Est du pays se sont apaisés lundi soir. C'est une avancée majeure parce que jusqu'ici, les séparatistes pro-russes rejetaient ce cessez-le-feu. Ils considéraient qu'il s'agissait d'un stratagème de la part de Kiev. Le soutien de Moscou à ces deux initiatives n'y est sans doute pas étranger. Il faut dire que la pression sur la Russie a redoublé ces dernières heures.

Le président américain Barak Obama a menacé Vladimir Poutine de nouvelles sanctions si Moscou ne parvient pas à stopper l'entrée d'armes en Ukraine. Et à retirer son soutien aux séparatistes : il mis en garde Vladimir Poutine lors d'une conversation téléphonique, au cours de laquelle il a appelé Moscou à prendre des "mesures concrètes" pour faire baisser la tension en Ukraine, selon la Maison Blanche.

"Bien que nous pensions qu'une solution diplomatique soit encore possible, la Russie aura à supporter de nouveaux coûts si nous ne voyons pas de mesures concrètes pour faire redescendre la tension", a déclaré le porte-parole de l'exécutif américain, Josh Earnest.

Le Kremlin a de son côté expliqué que le président russe avait mis en avant l'importance d'un cessez-le-feu bilatéral et de discussions directes entre les parties au conflit. "Vladimir Poutine a souligné qu'une cessation véritable des combats et le début de discussions directes entre les parties en conflit seraient de la plus haute priorité pour la normalisation de la situation dans les régions du sud-est" de l'Ukraine, selon un communiqué de Moscou. "Il y a une série d'informations faisant état de chars et de lance-roquettes qui franchissent la frontière depuis la Russie vers l'Ukraine", a accusé lundi la porte-parole de la diplomatie américaine, Marie Harf, sans être en mesure de dire à quand remontaient ces informations.

Vladimir Poutine demande au Parlement russe de lever l'autorisation d'intervenir en Ukraine

Le président russe Vladimir Poutine a demandé mardi au Parlement de lever l'autorisation d'intervenir militairement en Ukraine, qu'il avait sollicitée en mars, a indiqué le Kremlin cité par les agences.

Le président a "proposé au Conseil de la Fédération (chambre haute, ndlr) d'annuler la décision du 1er mars sur le recours à l'armée russe en territoire ukrainien", a déclaré le porte-parole de M. Poutine, Dmitri Peskov. Cette décision a été prise "dans le but de normaliser la situation" en Ukraine, a-t-il également indiqué. Le président a formulé cette demande dans une lettre envoyée au Conseil de la Fédération avant de partir pour une visite officielle en Autriche, a encore indiqué le Kremlin. Un responsable de la chambre haute du Parlement russe, Andreï limov, a déclaré à l'agence Interfax que les sénateurs annuleraient dès mercredi l'autorisation d'intervention de l'armée. Cette décision, motivée officiellement par la nécessité de défendre les citoyens russes résidant en Ukraine, avait contribué en mars à l'escalade de la tension, alors que la Russie avait massé des dizaines de milliers d'hommes pour des manoeuvres près de sa frontière avec ce pays.

Les rendez-vous sur la crise ukrainienne vont se succéder ce mardi. Des rendez-vous tous azimuts : Vladimir Poutine sera à Vienne. Il rencontrera notamment le nouveau ministre des affaires étrangères ukrainien. Autre réunion, entre le chef de la diplomatie allemande et le président ukrainien Pétro Porochenko. Enfin ce mardi soir, il y a une réunion des ministres des affaires étrangères de l'OTAN. Et on y parlera de l'Ukraine.

RTBF avec Belga

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