Ces moments forts de l’actualité qui nous ont marqués en 2020

L’Histoire retiendra assurément que 2020 est l’année où le monde a tourné au ralenti. La faute à ce satané Covid-19. C’est lui qui aura dicté le tempo d’une année que nous ne sommes pas près d’oublier. Cependant, malgré une actualité rythmée par la lutte contre le Covid-19, d’autres grands moments se sont aussi produits. Voici une liste non-exhaustive des évènements marquants qui ont jalonné cette année 2020.

Le brouillard avant le Covid

2020 débutera dans le brouillard des fumées des incendies en Australie. Des feux de forêts et de brousse qui durent depuis plusieurs mois et que les pompiers australiens ne parviennent pas à contenir. Ces incendies détruiront plus de 12 millions d’hectares de terres. Trente-trois personnes sont décédées directement à cause des feux mais les estimations des décès dus à la pollution des fumées sont beaucoup plus élevées. Le bilan le plus dur est à regarder du côté de la faune et de la flore. Selon des estimations d’experts, 5,8 millions d’hectares de forêts tempérées ont brûlé et plus de 3 milliards d’animaux ont péri. Une catastrophe sans précédent pour l’Australie que de nombreux scientifiques attribuent au réchauffement climatique.

2 images
Le cadavre d’un kangourou pris au piège par les flammes © 2020 Getty Images

Tensions irano-américaines

En janvier, c’est aussi le moment choisi par l’administration de Donald Trump pour assassiner le puissant général iranien Qassem Soleimani. Un acte qui a fait craindre le pire : un conflit ouvert entre l’Iran et les États-Unis. Dans les jours qui suivront l’assassinat du général, on assistera à plusieurs provocations de chacun des camps mais sans l’explosion de violences tant redoutées. Des tensions très fortes dues notamment au retrait des accords sur le programme nucléaire iranien signés en 2015 sous l’égide du président de l’époque, Barack Obama, et que l’administration Trump a toujours rejetés. Le nouveau président Joe Biden a déjà annoncé qu’il souhaitait retourner à la table des négociations avec les Iraniens.

Le monde regarde Wuhan

Alors que le monde s’inquiète des tensions irano-américaines, une étrange maladie se propage toujours dans la ville de Wuhan en Chine. Le 23 janvier, la mise en quarantaine de la ville marquera les esprits pour la première fois et tout le monde entendra désormais parler du coronavirus. Une ville de plusieurs millions d’habitants complètement à l’arrêt pour tenter d’endiguer la propagation de la maladie, peu de personnes avaient déjà vu ça de leur vivant. Le coronavirus met une mégalopole à l’arrêt avant de s’attaquer au monde.

"Mamba out"

Le 26 janvier, un hélicoptère s'écrase sur les collines du nord de Los Angeles. À son bord, 9 personnes dont la star mondiale du basket et légende des Los Angeles Lakers, Kobe Bryant. Le champion de 41 ans était notamment accompagné de sa fille Gianna âgée de 13ans. Plus que le monde du basket, c'est le monde du sport tout entier qui pleure celui qui avait pris sa retraite sportive quelques années auparavant. Une disparition aussi soudaine que prématurée pour celui qui avait aussi reçu l'Oscar du meilleur court métrage d'animation pour récompenser un court-métrage d'animation inspiré de sa vie et intitulé "Dear Basketball". Quelques semaines plus tard, 20.000 personnes rendront hommage à Kobe Bryant et sa fille dans un Staples Center plein à craquer. 

"Brexit means Brexit"

Le 31 janvier 2020 à minuit restera le moment où, pour la première fois, l’Union européenne a perdu un de ses membres. C’est en effet à cette date que le Brexit entre en vigueur. Le Royaume-Uni quitte officiellement l’Union Européenne après un référendum réalisé 4 ans plus tôt. Le chemin parcouru pour trouver un accord de sortie a été long et difficile mais les négociations en vue d’un accord commercial post-Brexit le sont encore plus.

Les Césars de la honte

Les premiers mois de l’année sont toujours marqués par les remises de prix du cinéma, qu’il s’agisse des Golden Globes, des Oscars ou des Césars, pour le cinéma français, qui auront lieu le 28 février. Mais cette édition 2020 sera entachée par la polémique Roman Polanski, accusé d’agression sexuelle. Le réalisateur décidera de ne pas se présenter à la cérémonie, ce qui ne calmera pas les esprits. Son film "J’accuse", a reçu 12 nominations et Roman Polanski repartira d’ailleurs avec le prix de la meilleure réalisation. Au moment de l’annonce du résultat, l’actrice Adèle Haenel (victime elle-même d’agression sexuelle dans le milieu du cinéma) quittera la salle en s’exclamant : "C’est une honte !".

Le premier cas en Belgique

Le 4 février, ça y est : le premier cas de coronavirus est arrivé en Belgique. Il s’agit d’un Belge qui revient de l’épicentre de l’épidémie, à Wuhan. Les autorités isolent le patient tout comme d’autres personnes rapatriées de cette région de la Chine. Une mesure nécessaire mais qui ne suffira pas à éviter la propagation de la maladie en Belgique. Dans les mois qui suivront, ce sont des centaines de milliers de Belges qui tomberont malades et des milliers qui perdront la vie.

La saturation des hôpitaux italiens

Si la Belgique tente de se prémunir de la maladie, elle s’est déjà propagée dans plusieurs régions d’Italie. Le pays est en première ligne face à l’épidémie. Les hôpitaux italiens seront les premiers à être saturés en Europe. Les images tournées dans les couloirs des hôpitaux italiens marquent les esprits. Des images qu’on ne tardera pas à découvrir chez nous. L’Italie ferme ses frontières mais trop tard. De nombreux Belges reviendront de leurs vacances en Italie en étant infectés. Le Covid-19 se propage rapidement dans toute l’Europe.

Lockdown, épisode 1

La Belgique doit donc faire face à cette nouvelle maladie. Le jeudi 12 mars, les autorités belges décident de fermer les bars, cafés et restaurants dès le week-end suivant. Mais il faut aller plus loin. Le 18 mars la Belgique sera officiellement confinée. Les Belges sont invités à rester chez eux. Débute alors un confinement de plusieurs semaines. Dans le même temps, les malades affluent dans les hôpitaux. On craint la saturation, comme en Italie, mais elle est évitée de justesse, notamment grâce à la force d’une grande majorité de la population qui a rapidement accepté les mesures de confinement. La Belgique est marquée par cette première vague et ne sait pas encore que la deuxième sera encore plus difficile. Au début du mois d’avril, plus de 3,9 milliards de personnes, soit la moitié de l’humanité, sont contraintes ou appelées à se confiner. La barre du million de cas recensés est franchie. En Belgique, le quotidien de la population sera désormais rythmé par les Conseils nationaux de sécurité et autres Comités de concertation.

Les frontières se ferment

Pour limiter la propagation du nouveau coronavirus, les frontières se ferment un peu partout en Europe et dans le monde. Sur le vieux continent, on avait plus vu de contrôles au sein de l’espace Schengen depuis plusieurs années. Dès le vendredi 20 mars, ce sera le cas aux portes de la Belgique. Les déplacements jugés non essentiels seront interdits dans le cadre des mesures de confinement liées à la lutte contre la propagation du coronavirus. Une situation qui va durer jusqu’au mois de juin. Dès ce moment-là, les autorités européennes devront gérer un autre casse-tête : les départs et les retours en vacances.

Le courage des soignants

Alors qu’une grande partie de la planète se confine, Les hôpitaux dans de nombreux pays sont submergés. En Belgique, on frôle la catastrophe dans les services de soins intensifs. À l’extérieur, en signe de solidarité, la population belge décide d’applaudir, tous les soirs à 20 heures, ces héros qui luttent en permanence contre la maladie. Dans certains cas, les soignants seront discriminés car certains les perçoivent comme étant porteurs de la maladie. De nombreuses actions de solidarité se mettent aussi en place pour surmonter cette mauvaise période.

Les maisons de repos abandonnées

Les premières victimes du Covid-19 sont les personnes âgées, plus fragiles face à la maladie. Dans les maisons de repos, la situation est catastrophique durant la première vague. Les résidents de ces établissements vont payer un lourd tribut : 66% des personnes décédées étaient des pensionnaires de maison de repos selon les données de Sciensano, l’Institut de Santé publique. Fermés dès le 11 mars mais laissés à leur propre sort, les établissements ont dû faire face au manque de matériel de protection et de dépistage mais aussi parfois à des refus d’hospitalisations.

Déconfinement, phase 1

Après avoir passé plusieurs semaines enfermés, les Belges espèrent pouvoir peu à peu sortir de chez eux et notamment se retrouver en famille. Mais le déconfinement se fera par étape en plusieurs phases. La première interviendra le 4 mai avec la phase 1A. Elle prévoit notamment un retour au travail pour ceux qui ne peuvent pas télétravailler et une reprise des soins de santé qui ont dû être interrompus. Les écoles, de même que les commerces, restent fermés. L'un des instruments du déconfinement sera le port du masque. Il sera obligatoire dans les transports en commun dès le 4 mai et le deviendra dans de nombreuses villes par la suite. Il faudra attendre le 11 mai pour la réouverture des commerces non essentiels. S'ensuivront donc plusieurs autres phases attendues à chaque fois avec beaucoup d'impatience par les Belges. Mais le retour à la normale ne se fera jamais totalement, au grand dam de nombreux secteurs, comme celui de la Culture notamment

La mort de George Floyd embrase les États-Unis

Le 25 mai à Minneapolis, ville du nord des États-Unis, c’est la mort d’un homme qui choquera le monde entier : George Floyd, un noir américain, décède suite à une arrestation musclée par les forces de police. Son arrestation est filmée dans sa totalité et les images vont faire le tour du monde. Ses derniers mots deviendront le symbole de la lutte contre le racisme et les violences policières : "I can’t breathe". S’ensuivront des manifestations, parfois violentes, dans toutes les grandes villes américaines. Un évènement qui divise l’Amérique, à cause notamment de la réaction de Donald Trump qui ne cessera de dénoncer les manifestations "BLM" (Black Lives Matter) à quelques mois de l’élection présidentielle.

La contestation qui dépasse les frontières des États-Unis comme en Belgique, où une manifestation Black Lives Matter réunit des milliers de Belges place Poelaert. Une manifestation qui dérapera et dont la tenue en pleine période de pandémie suscitera la polémique.

Beyrouth ravagée par deux explosions

Le 4 août 2020, une double explosion ravage une grande partie de Beyrouth, la capitale du Liban. Le souffle sera ressenti à des dizaines de kilomètres à la ronde, provoquant l’effondrement de nombreux bâtiments. Le bilan humain est d’au moins 200 morts et plus de 6500 blessés. L’origine des explosions est attribuée à la présence d’un stock 2750 tonnes de nitrate d’ammonium. Ce stock semblait abandonné depuis plusieurs années. Après les explosions, l’aide internationale sera organisée dans un élan de solidarité venu des quatre coins de la planète. Une aide qui ne calmera pas la colère des Libanais contre leurs dirigeants qu’ils estiment corrompus. Ces explosions ont renforcé la détermination des Libanais dans leur mouvement de contestation envers le pouvoir en place.

Les Biélorusses disent "stop"

Le dimanche 10 août a lieu l’élection présidentielle en Biélorussie, souvent qualifiée de "dernière dictature d’Europe". Le président Alexandre Loukachenko est au pouvoir depuis 26 ans, il remporte cette élection avec plus de 80% des votes. Un résultat contesté par l’opposition, Svetlana Tikhanovskaïa en tête. Suite à cette élection aux résultats contestés, les Biélorusses manifesteront tous les dimanches dans les rues de Minsk, la capitale. Des manifestations durant lesquelles la police biélorusse arrête arbitrairement les contestataires et n’hésite pas à user de la force. Des cas de tortures seront même dénoncés. Une contestation toujours en cours aujourd’hui.

Adieu Tata Yoyo

Le vendredi 4 septembre, la nièce d'Annie Cordy, Michèle Lebon explique à l'AFP: "Elle a fait un malaise vers 18 heures. Les pompiers sont arrivés très vite, ont tout tenté pour la ranimer". 

Annie Cordy, Léonie Cooreman de son vrai nom, est décédée à l'âge de 92 ans près de Cannes. Annie Cordy est sans doute l'une des premières Belges à avoir "réussi" en France. Mais malgré ce succès chez nos voisins, elle n'a jamais renié sa belgitude. Sa carrière musicale aura marqué différentes générations de Belges et de Français avec des titres comme "Tata Yoyo", "La bonne du curé" ou encore "Cho Ka Ka O", "Ca ira mieux demain".

Annie Cordy, c'était aussi, pour beaucoup, la rigolote. Une étiquette qu'elle n'a jamais reniée. "Moi, je porte ça très bien. Je suis ravie. Et puis j'aime bien, j'ai plusieurs casquettes : je suis rigolote, je suis madame tendresse... Je pense que je suis surtout une bonne humeur". De nombreuses personnalités et anonymes rendront hommage à celle qui était un des derniers symbole de belgitude pour de nombreux Belges francophones. 

Le clap de fin de la crise politique

Impossible de revenir en quelques lignes sur toutes les étapes qui ont marqué la crise politique belge depuis les élections législatives de 2019. Un an après les élections, malgré une série de missions royales sans fin, malgré des circonstances sanitaires et économiques exceptionnelles, il n’y a toujours pas de gouvernement de plein exercice alors que le pays doit faire face à la crise sanitaire. Finalement, un gouvernement minoritaire soutenu de l’extérieur, avec des pouvoirs spéciaux validés par les partis démocratiques, sera mis en place. Un gouvernement mené par la Première ministre MR, Sophie Wilmès, qui deviendra le visage et la voix de cette crise du coronavirus. L’été 2020 sera finalement la dernière ligne droite de ces négociations interminables. Ce sera finalement une coalition Vivaldi regroupant les socialistes, libéraux et écologistes du nord et du sud du pays, ainsi que les chrétiens flamands qui constitueront le nouveau gouvernement de plein exercice, le cdH n’en faisant finalement pas partie.

De Croo 1er

La 1er octobre, une image qu’on n'attendait plus : celle d’un gouvernement de plein exercice prêtant serment devant le Roi. C’est Alexander De Croo (Open-VLD) qui mènera cette équipée. Elle sera formée de 20 ministres et secrétaires d’État. Un nouveau gouvernement qui doit directement s’atteler à la lutte contre le Covid-19 et à la crise économique qui l’accompagne. Cependant, alors que tous les regards sont portés sur la formation de ce nouveau gouvernement fédéral, la deuxième vague de l’épidémie commencera à pointer le bout de son nez.

Georges-Louis Bouchez contesté au MR

Si la crise politique est derrière nous, la tension monte au MR. Une tension qui se cristallise autour d’un homme : Georges-Louis Bouchez. Le président du MR a le don d’énerver ses adversaires politiques et il en est apparemment de même au sein de son propre parti. L’annonce des ministres et secrétaires d’État MR au gouvernement fédéral est un raté, Georges-Louis Bouchez a voulu garder la surprise jusqu’au dernier moment, sans concertation au sein de son parti. Mal lui en a pris, le jeu de chaises musicales se transformera en véritable cacophonie. Le remplacement de Valérie De Bue comme ministre à la Région wallonne par Denis Ducarme est un échec. Un remplacement décidé sans avoir prévenu la principale intéressée et surtout illégal, puisqu’un tel remplacement ne respecte pas le quota de femmes au sein de l’exécutif wallon. Après cet épisode, ils seront nombreux au sein du MR à exiger le départ de Georges-Louis Bouchez. Il n’en sera finalement rien, mais le président du Mouvement Réformateur ressortira de cette crise accompagné d’une dizaine de "belles-mères" qui devront surveiller les décisions d’un président plus que jamais contestéEntretemps, la tension est retombée au sein du Mouvement Réformateur.

Covid-19, le retour

Dès la mi-septembre, la situation empire de nouveau en Belgique et dans d’autres pays. La recrudescence des cas conduit plusieurs pays européens à imposer le port du masque dans les transports, rues, écoles ou entreprises. À la fin de l’été, des manifestations anti-masques rassembleront quelques centaines de personnes à Berlin, Londres, Paris et Rome. Le 28 septembre, le seuil du million de morts dans le monde est franchi. Les contaminations repartiront à la hausse et flamberont chez nous à la fin octobre/début novembre. Une situation qui forcera le tout nouveau gouvernement fédéral à décréter un deuxième confinement, légèrement plus souple que le premier. Le port du masque devient obligatoire dans de nombreux endroits et des couvre-feux sont instaurés. Un nouveau confinement qui est un énorme coup dur pour l’économie et notamment pour les restaurants, cafetiers, hôtels mais aussi tous les métiers de contacts qui doivent une nouvelle fois se mettre à l’arrêt.

La mort de Samuel Paty

Les derniers mois de l’année en France seront marqués par le retour des attaques terroristes islamistes. Il y en aura plusieurs et à différentes échelles, mais c’est la mort de Samuel Paty qui marquera profondément la société française et choquera le reste du monde. C’est à Conflans-Sainte-Honorine que ce professeur d’Histoire se fera décapiter près de l’école où il donne cours. Quelques jours plus tôt, ce professeur avait montré des caricatures du prophète Mahomet à ses élèves. Un acte qui déclenchera la colère de quelques parents d’élèves et surtout d’un jeune homme de 18 ans d’origine tchétchène qui assassinera Samuel Paty. Un acte ignoble qui relancera le débat sur la liberté d’expression et qui créera de fortes tensions entre la France et de nombreux pays à majorité musulmane, Turquie en tête. Une polémique alors qu’en cette fin d’année se tient le procès des attaques terroristes contre Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher de janvier 2015.

Trump out, Biden in

Début novembre sera rythmé par l’élection présidentielle américaine. Deux hommes s’affrontent : le démocrate Joe Biden et Donald Trump, le président républicain sortant. À travers eux, ce sont deux visions bien différentes de la société qui s’opposent. Les Américains ont rarement été aussi divisés que ces dernières années, ce qui donnera une élection sous haute tension. Donald Trump prend la tête dans les premières heures qui suivent le scrutin mais Joe Biden revient au fur et à mesure que les votes par correspondance sont dépouillés. Des votes à distance beaucoup plus nombreux que lors des précédentes élections en raison de l’épidémie de Covid-19. Finalement, le 7 novembre, Joe Biden est déclaré vainqueur par les médias américains. Une victoire confirmée début décembre par le collège électoral. Entretemps, Donald Trump n’a jamais reconnu sa défaite et a continué de contester les résultats des votes. Il dénoncera de nombreuses fraudes mais ne parviendra jamais à en apporter la preuve devant un tribunal. Tous ses recours juridiques seront rejetés. Joe Biden deviendra le 46e président des États-Unis le 8 janvier 2021, avec pour missions premières de gérer la pandémie de coronavirus et rassembler cette Amérique divisée.

Dieu retrouve sa main

Le 25 novembre, l'Argentine pleure celui qu'elle considérait comme un demi-dieu. Diego Armando Maradona est mort à l'âge de 60 ans d’un arrêt cardiaque. Le plus grand joueur de football argentin de l’histoire avait été opéré début novembre d'un hématome sous-dural à la tête. Pourtant opéré avec succès, le champion du monde 1986 avait quitté l'hôpital le 11 novembre. En dépits de tous ses excès, Maradona, c’était une légende du football qui avait deux rêves. Disputer une Coupe du monde et la gagner. Un rêve qui se réalise en 1986, tournoi durant lequel il éliminera quasiment à lui seul l'Angleterre avec un doublé lors d'un match resté mythique. Avec la célèbre "main de Dieu" et un solo dont seul Maradona avait le secret, Diego offre une victoire au goût de revanche pour les Argentins qui avaient perdu la guerre des Malouines quelques années plus tôt face au troupes britanniques. De Naples à la Bombonera, des milliers de supporters du Pibe de Oro pleure l'un des génies du football. 

L'apparition des vaccins

Le 9 novembre, c’est peut-être le début de la fin de cette pandémie. Le géant pharmaceutique Pfizer et le laboratoire allemand BioNTech, annoncent des résultats positifs pour leur vaccin. Une annonce qui intervient alors que le nombre de cas officiels dépasse les 50 millions de malades. Les États-Unis sont, selon les chiffres officiels, le pays le plus meurtri par le Covid-19.
Une semaine plus tard, c’est Moderna qui annonce avoir des résultats positifs pour son vaccin. D’autres suivront : la Russie avait déjà annoncé le succès de son vaccin Spoutnik V, le vaccin développé par les Britanniques d’AstraZeneca et l’université d’Oxford serait efficace à 70%, 90% dans certains cas mais il arrivera un peu plus tard, tout comme celui de GSK annoncé pour fin 2021.

Vers la fin du nucléaire

Alors que la Belgique fait face à la deuxième vague de Covid, c'est le moment choisi par l'entreprise Engie d'annoncer qu'elle n'investira plus dans le nucléaire en Belgique. Le 17 novembre, elle prévient son personnel qu'elle arrête tous les investissements liés à la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaire. En d’autres termes, le nucléaire en Belgique, c’est fini en 2025, conformément à la loi de sortie du nucléaire votée en 2003. Le nouveau gouvernement fédéral s'était engagé  à maintenir la sortie du nucléaire en 2025, tout en laissant la porte ouverte, jusqu'à la fin 2021, à une prolongation des deux réacteurs les moins vieux (Doel 4 et Tihange 3). mais le timing était trop serré et Engie Electrabel a pris les devants. On estime que 7000 emplois dans le secteur sont en danger suite à cette décision.

Un nouvel espoir

Après l'annonce de l'efficacité des différents vaccins, le monde attend le début des campagnes de vaccination. En Europe, c'est au Royaume-Uni que les premières personnes recevront le vaccin de la firme Pfizer/BioNTech le 8 décembre. La première britannique à le recevoir s'appelle Margaret Keenan, une grand-mère de 90 ans. Des images qui feront le tour du monde. Suivront ensuite les États-Unis quelques semaines plus tard. Le nouveau président élu Joe Biden se fera inoculer le vaccin devant les caméras du monde entier. L'Union européenne prend le relais la semaine suivante, dès le 27 décembre. Le 28, c'est la Belgique qui débutera sa campagne de vaccination dans 3 maisons de repos en Flandre, en Wallonie, à Bruxelles. 2021 débutera sur une note d'espoir. 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK