Centrale nucléaire menacée par le Missouri : une digue a cédé

La centrale de Fort Calhoun
La centrale de Fort Calhoun - © RTBF

Aux Etats-Unis, une centrale nucléaire est menacée depuis plusieurs semaines par la crue du Missouri. Une des digues construites autour de la centrale a cédé. Mais les autorités réaffirment qu'il n'y a aucun danger.

La centrale nucléaire de Fort Calhoun, près de la ville d’Omaha, dans le Nebraska est menacée depuis la mi-juin par les eaux du fleuve Missouri en crue. Des digues de terre ont été érigées afin de protéger le cœur de la centrale contre toute inondation. Mais dimanche dernier, une de ces digues a cédé et l’eau s’est infiltrée dans le bâtiment qui abrite les turbines.

Certaines rumeurs ont fait état de fusion de barres de combustible nucléaire et d’une fuite de tritium radioactif dans la rivière. Mais les autorités se veulent rassurantes vis-à-vis de la population locale inquiète. C’est ainsi que l’opérateur de la centrale, Omaha Public Power, affirme que tous les bâtiments importants de l’usine sont sécurisés : il n’y a fusion, ni fuite radioactive, selon lui.

De même, selon la US Nuclear Regulatory Commission (NRC), il n’y a aucun danger. L'autorité de régulation nucléaire affirme que les installations peuvent résister à une inondation atteignant "309 mètres au-dessus du niveau de la mer". Les eaux atteignent actuellement 306,7 mètres mais ne devraient pas dépasser les 307,2 mètres selon cette autorité.

Les habitants des environs expliquent qu'ils sont toujours préoccupés par la fuite de substances radioactives, mais qu’ils ne peuvent rien y faire.

Court-circuit

La centrale de Fort Calhoun a été mise à l’arrêt depuis le mois d’avril dernier, afin de charger du nouveau combustible nucléaire. Mais ces opérations ont été annulées suite à la crue du Missouri. Depuis, une série de problèmes sont survenus : le 7 juin, la production d'électricité a été stoppée pendant une heure et demie suite à un court-circuit qui a provoqué un incendie. En conséquence, la température des barres de combustible nucléaire usagé dans les piscines de refroidissement a augmenté de deux degrés.

Les eaux de la rivière se sont infiltrées dans le bâtiment le 21 juin, à la suite de quoi les autorités ont réitéré les interdictions de survol aérien des sites nucléaire (une réglementation qui date des attaques du 11 septembre).

La décision de réouverture de la centrale ne sera pas prise avant début août.

A.L. avec The Omaha World-Herald, et Reuters

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