Centrafrique: les USA appellent à des sanctions, situation "pré-génocidaire"

La communauté internationale devrait "imposer des sanctions aux auteurs de violences", écrit l'ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'ONU, Samantha Power, sur son compte Twitter.

Elle souhaite par ailleurs "un déploiement rapide" de la totalité de la force africaine (Misca) qui tente de rétablir la sécurité en Centrafrique. Cette force est en cours de déploiement mais manque de matériel et de moyens financiers.

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a annoncé mercredi le versement de 40 millions de dollars d'aide à cette force de l'Union africaine, jugeant qu'elle constituait "le meilleur mécanisme" pour faire face à la violence.

La force africaine compte actuellement 2500 soldats sur un total prévu de 3600. Mais selon des diplomates et des sources militaires, ce nombre est insuffisant pour mettre un terme au chaos dans lequel s'enfonce la Centrafrique.

A la tête de la coalition rebelle Séléka, Michel Djotodia a renversé le 24 mars le président François Bozizé. Investi président, Michel Djotodia a dissous la Séléka, mais les forces de sécurité sont impuissantes à neutraliser les ex-rebelles.

Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a estimé jeudi sur la chaîne de télévision publique France 2 que la Centrafrique était " au bord du génocide" et confrontée à un "désordre absolu".

Mardi, un responsable du département d'Etat s'était déjà alarmé devant une commission du Congrès d'une situation "pré-génocidaire" en Centrafrique, soulignant par ailleurs que les Etats-Unis ne soutenaient pas la création d'une mission de maintien de la paix de l'ONU.

Belga

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