Centrafrique : l'élection du président et des députés sous la menace rebelle

Elections en Centrafrique : élection pour un président et des députés sous la menace rebelle
Elections en Centrafrique : élection pour un président et des députés sous la menace rebelle - © ALEXIS HUGUET - AFP

Une faible partie des Centrafricains probablement vont pouvoir voter librement dimanche pour élire un président et des députés dans un pays toujours en guerre civile et sous la menace d’une nouvelle offensive rebelle contre le régime du sortant et favori, Faustin Archange Touadéra.

Les groupes armés, qui contrôlaient déjà deux tiers du territoire et ont juré il y a neuf jours de "marcher sur Bangui" pour empêcher le scrutin, sont, pour l’heure, tenus à distance de la capitale de ce pays parmi les plus pauvres du monde. Mais grâce au renfort de centaines de paramilitaires Russes, soldats rwandais et Casques bleus de la force de maintien de la paix de la Mission de l’Onu en Centrafrique (Minusca).


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La question de la légitimité des futurs élus – le président et 140 députés – est déjà posée quand une partie importante de la population ne pourra pas voter, ou le faire librement et sereinement, en dehors de Bangui, selon les experts et l’opposition.

Un enjeu majeur

La tenue de ces élections présidentielles et législatives est donc un enjeu majeur pour le pays mais aussi la communauté internationale, qui tente de l’aider à se reconstruire et d’y maintenir une sécurité toute relative depuis 2014.

A Bangui, le calme règne mais la peur suinte dans certains quartiers. De nombreux Casques bleus et soldats centrafricains patrouillent en ville, fusil d’assaut en bandoulière ou à bord des blindés blancs de l’Onu. A l’intérieur du pays par contre, loin de la capitale encore, des combats sporadiques ont toujours lieu, compromettant la tenue du scrutin dans les provinces.


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L’opposition s’avance en ordre dispersé, avec pas moins de 15 candidats, face à un Touadéra qui a, selon les experts et les diplomates, toutes les chances d’obtenir un second mandat.

Mais l’opposition accuse aussi le camp du chef de l’Etat de préparer des fraudes massives pour l’emporter dès le premier tour.

Fermeture des bureaux de vote, ce 27 décembre à Bangui, la capitale:

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