L'ONU doit agir "immédiatement" en Centrafrique estime Amnesty

Paris a annoncé la semaine dernière le déploiement d'environ un millier de soldats français, qui devront officiellement appuyer la force africaine, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), déjà présente dans le pays.

Un peu plus de 200 militaires français sont d'ailleurs déjà arrivés pendant le week-end en renfort à Bangui, ce qui porte à "plus de 600" hommes les effectifs français dans la capitale centrafricaine avant le lancement attendu d'une opération pour rétablir l'ordre en Centrafrique, a annoncé le ministère français de la Défense.

Le détachement déployé à l'aéroport est composé notamment de spécialistes des transmissions et du service des essences. Dans les jours qui viennent, une dizaine de rotations d'avions gros porteurs Antonov 124 achemineront le matériel nécessaire à l'installation du contingent français, indique l'état-major. Jeudi, les effectifs français en Centrafrique s'élevaient, selon l'état-major, à 433 militaires, après l'arrivée d'une unité du génie de l'air qui a entrepris d'aménager l'aéroport pour préparer le déploiement de la force française et des contingents africains de la Misca. Par ailleurs, environ 350 hommes et une centaine de véhicules ont débarqué ces derniers jours d'un bâtiment de la Marine nationale, le BPC Dixmude, dans le port de Douala, au Camer

Renforcer la force de stabilisation

Les soldats français, avec les quelque 2600 militaires de l'Union africaine déjà sur le terrain, auront les tâches de pacifier la RCA en proie à l'insécurité depuis le coup d'Etat de l'ex-rébellion Seleka, le 24 mars dernier, et de sécuriser sa population.

Le conseil de sécurité de l'ONU doit approuver cette semaine une résolution française qui vise à renforcer la force de stabilisation africaine, mais Amnesty International estime qu'une réponse encore plus solide doit être apportée. "Les conséquences de cette décision vitale (à l'ONU) affecteront le pays tout entier", estime Salil Shetty, secrétaire général d'Amnesty. "Si le Conseil de sécurité n'agit pas maintenant pour endiguer le cycle horrible des violences en République centrafricaine, cet échec pèsera lourdement sur la communauté internationale pendant les années à venir", avertit Salil Shetty. "Le Conseil de sécurité doit demander au secrétaire général de l'ONU d'engager immédiatement les préparatifs pour le déploiement d'une robuste force de maintien de la paix", ajoute-t-il.

 

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Des soldats français mènent une opération de sécurisation aux abords de l'aéroport de Bangui © AFP PHOTO/SIA KAMBOU

T.N. avec Belga

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