Centenaire de la Première Guerre mondiale: 1500 personnes réunies contre Trump à Paris

Sous haute surveillance, l'événement a rassemblé 1500 personnes à l'appel du collectif "Ni guerres ni état de guerre".
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Sous haute surveillance, l'événement a rassemblé 1500 personnes à l'appel du collectif "Ni guerres ni état de guerre". - © STRINGER - AFP

"Trump c'est la guerre": plus d'un millier de personnes ont protesté dans le calme dimanche à Paris contre la présence du président américain aux commémorations du 11-Novembre, lors d'un rassemblement place de la République.

Pendant près de trois heures, les manifestants ont dénoncé sa venue dans la capitale, rassemblés sous un ballon géant représentant Donald Trump comme un bébé grincheux en couche-culotte.

Sous haute surveillance, l'événement a rassemblé 1500 personnes à l'appel du collectif "Ni guerres ni état de guerre" et s'est déroulé "sans aucun incident", selon la préfecture de police. Les autorités s'attendaient à des "débordements" place de la République et avaient mis en place un important dispositif de sécurité. Elles craignaient la participation de "200 à 400 activistes violents" en marge des commémorations.

Sous une pluie fine, certains arboraient des pancartes s'adressant directement au président américain: "Mr Hate, Leave Europe" (Monsieur haine, quittez l'Europe) ou encore "No Justice, No Peace" (pas de justice, pas de paix).

Une banderole "Trump = Guerre" avait été déployée sur la statue de la place.

C'est le plus gros producteur d'armes dans le monde et c'est une honte de l'inviter à une commémoration pour la paix

"Réunir tous les chefs d'État qui se partagent le monde et qui créent la guerre dans le monde pour une commémoration comme celle-ci, ça nous paraissait vraiment déplacé et c'est ce qu'on a voulu dénoncer", a expliqué Bénédicte Gambirasio, membre de la Women's March Paris, l'une des associations à l'appel du rassemblement.

"Trump véhicule ces valeurs de désordre social et de divisions entre les communautés, il déverse un discours haineux et s'en prend souvent aux plus faibles", a-t-elle estimé, précisant que le rassemblement se veut "anti-impérialiste, anti-raciste, anti-sexiste, anti-LGBTphobie et pour la défense de l'environnement".

"C'est le plus gros producteur d'armes dans le monde et c'est une honte de l'inviter à une commémoration pour la paix", a jugé Anne Schmidt, 62 ans venue avec un casque d'Astérix et une pancarte "Tous les gaulois contre Trump".

"C'est quand même paradoxal d'inviter Trump à une cérémonie pour la paix", a estimé Alexandre Prost, 24 ans, en brandissant une pancarte "Détrumpez-vous, ils sont de mèche".

"Trump symbolise la guerre armée mais aussi la guerre économique et la haine des étrangers. Et vu la politique adoptée pour les réfugiés, Macron est loin d'être un exemple", a poursuivi ce bénévole dans une association d'aide aux demandeurs d'asile.

Avant cette manifestation, trois militantes Femen sont parvenues dans la matinée à forcer la sécurité au passage de la berline de Donald Trump dans le convoi officiel des chefs d'État sur les Champs-Élysées, mettant à mal l'important dispositif déployé par les forces de l'ordre pour les commémorations.

L'incident a été diffusé en direct pendant un événement mondial sur fond de menace terroriste persistante alors que près de 10.000 policiers, gendarmes et pompiers ont été déployés pour sécuriser la capitale.

Les manifestants étaient gonflés à bloc contre le président américain:

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