"Ceci n'est pas une taxe GAFA", assure Juncker à l'adresse des Etats-Unis

La proposition de la Commission européenne de taxer davantage les géants du numérique "n'est pas une taxe GAFA".
La proposition de la Commission européenne de taxer davantage les géants du numérique "n'est pas une taxe GAFA". - © ARIS OIKONOMOU - AFP

La proposition de la Commission européenne de taxer davantage les géants du numérique "n'est pas une taxe GAFA" ni d'ailleurs une mesure "contre les Etats-Unis", a assuré jeudi soir le président de l'exécutif communautaire Jean-Claude Juncker, alors qu'ont été provisoirement levées les craintes européennes d'un relèvement des tarifs américains à l'importation d'acier et d'aluminium.

L'idée, a précisé M. Juncker, est d'envisager provisoirement une taxe pour les quelque 150 entreprises qui pourraient être concernées, et paient actuellement moins de 10% d'impôt des sociétés là où les entreprises classiques sont imposées autour de 20% à 23%.

Aucune entreprise directement ciblée

La moitié de ces firmes potentiellement touchées par la majoration d'impôt seraient situées à l'intérieur de l'Union, d'autres aux Etats-Unis et en Asie. "Ce n'est donc pas, comme beaucoup le pensent, une mesure contre les USA, et ce n'est pas une taxe GAFA", a insisté M. Juncker, citant l'acronyme par lequel sont désignés les géants du net tels que Google, Apple, Facebook, Amazon, etc.

Pour le président de la Commission, aucune entreprise ne serait particulièrement ciblée. "C'est une solution horizontale", a-t-il ajouté, renvoyant le débat au sommet de juin prochain. Plus tôt dans la journée, l'administration américaine avait confirmé que l'Union européenne figurait parmi ses principaux alliés exemptés dans un premier temps des taxes sur l'acier et l'aluminium annoncées le 8 mars.

Notre clé de l'info sur les taxes numériques:

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK