Ce que les dirigeants ont dit devant l'Assemblée générale de l'ONU

"L'Amazonie n'est pas le poumon de la planète" selon Bolsonaro

C'est le Brésil qui a ouvert ce tour de déclarations à la tribune des Nations-Unies. Son président, Jair Bolsonaro a entre autre évoqué la situation de l'Amazonie mise en avant de la scène internationale ces dernières semaines à cause des incendies. Le Président brésilien a déclaré " Nous sommes un des pays qui protège le mieux l’environnement. Cette année, comme à l’accoutumée, nous avons eu des problèmes météo et des incendies. Les populations autochtones et locales utilisent les feux dans leurs coutumes locales. Les attaques n'ont fait que renforcer le patriotisme chez nous. L’Amazonie n’appartient pas au patrimoine de l’humanité. C’est erroné ce que disent les scientifiques. On ne peut pas affirmer que c’est le poumon du monde. [...] "Au lieu de nous aider", certains pays, sur la base de "mensonges des médias", "se comportent de façon irrespectueuse et coloniale, attaquant notre souveraineté", a-t-il dit sans toutefois citer de pays en particulier.
"

Patriotisme plutôt que globalisation pour Trump

C'est le Président Donald Trump qui lui a succédé à la tribune de l'ONU. "Nous sommes la nation est de loin la plus puissante du monde. Nous espérons ne jamais avoir à l'utiliser dans un monde où certains cherchent la conquête et la domination." Devant l'assemblée qui représente le multilatéralisme mondial, il a déclaré que l'avenir appartenait aux patriotes, pas aux mondialistes. "Regardez autour de vous, et partout sur cette immense et magnifique planète. La vérité est simple à voir: si vous voulez la liberté, soyez fier de votre pays. Si vous voulez la démocratie, tenez votre démocratie. Si vous voulez la paix, aimez votre nation."

Il a encore ajouté que "le futur n'appartenait pas aux globalistes. Le futur appartient aux nations souveraines et indépendantes, qui protègent leurs citoyens, respectent leurs voisins et rendent hommage aux différences qui définissent chaque pays est spécial et unique.

A propos de l'Iran, il a promis de durcir les sanctions tant que l'attitude de Téhéran ne changerait pas. "Les sanctions ne seront pas levées tant que l'Iran gardera une comportement menaçant. Elles seront durcies" a dit le Président américain, dont les déclarations sur la situation étaient très attendues.

Trancher sur les armes nucléaires pour Erdogan

La possession d'armes nucléaires doit être autorisée pour tous ou interdite à tous. C'est en substance ce qu'a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan qui s'exprimait ensuite à la tribune des Nations unies.

Le chef d'Etat est par ailleurs revenu sur la situation en Syrie et a demandé à la communauté internationale de garantir la sécurité de la ville syrienne d'Idlib et considéré que l'instauration d'une zone de sûreté dans le nord de la Syrie permettrait de sauver des "millions de vies".
 

Reprise des négociations pour Macron

Le président français Emmanuel Macron a quant à lui appelé les Etats-Unis et l'Iran à reprendre des "négociations" pour éviter les "risques d'embrasement" dans le Golfe.

"Plus que jamais le temps est à la reprise des négociations entre les Etats-Unis d'Amérique, l'Iran, les signataires du JCPOA (accord sur le nucléaire iranien) et les puissances de la région concernées au premier titre par la sécurité et la stabilité de celle-ci", a-t-il déclaré à la tribune des Nations Unies.
 

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