Ce qu'il faut retenir de la première interview de Nicolas Hulot en tant que ministre

Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire
Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire - © Capture d'écran France 2

Nicolas Hulot, fraîchement nommé ministre de la Transition écologique et solidaire par Emmanuel Macron, était l'invité du journal télévisé de 20h sur France 2 ce jeudi 18 mai. Face à Julian Bugier, il a détaillé quelques points de son programme en matière d'écologie.

"Peur de décevoir"

"J'ai peur de décevoir", a reconnu le nouveau ministre d'entrée de jeu. "Chacun a conscience qu'il faut qu'on travaille main dans la main. Et que pour les Français qui souffrent, il faut qu'ils voient le changement rapidement."

Nicolas Hulot confie qu'il a demandé aux ONG avec lesquelles il travaille depuis plusieurs années d'être "tolérantes" avec lui pour ses débuts au gouvernement. "Ce n'est pas parce que je suis passé de l'autre côté que tout va se régler."

"D'autres alternatives" pour Notre-Dame-des-Landes

La construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes a été un des points sensibles du quinquennat de François Hollande. Le projet arrivera-t-il à son terme ? "On va sortir de la confrontation et on va rentrer dans la coopération et la consultation", avance Nicolas Hulot. "Ma conviction c'est qu'il existe d'autres alternatives", ajoute-t-il. L'écologiste refuse de dire si un abandon est possible, tout en se défendant de "faire de la langue de bois". Tout juste avance-t-il la mise en place "probablement [d']une autre option qui permettra de satisfaire les intérêts des uns et des autres".

"La fermeture de Fessenheim aura lieu"

Nicolas Hulot est pour l'arrêt du nucléaire... contrairement à Emmanuel Macron pour qui cette source d'énergie "a un avenir". "Il y a un chemin commun", assure pourtant le ministre de la Transition écologique. Pour lui, "ce qui est très important [...] c'est de rééquilibrer les choses" entre le nucléaire et les énergies renouvelables. "En 2025, la part du nucléaire par rapport à ce qu'elle était hier doit être de 50%."

La promesse de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus ancienne sur le territoire français, sera-t-elle tenue ? C'était le souhait de François Hollande en 2012, réaffirmé en 2015 par Ségolène Royal. Nicolas Hulot y est favorable. La fermeture "aura lieu dans la concertation", conclut-il.

La passation de pouvoir entre Ségolène Royal et Nicolas Hulot à l'Ecologie

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