Catalogne : Carles Puigdemont se retire mais le blocage persiste

Carles Puigdemont
Carles Puigdemont - © LUC CLAESSEN - BELGA

Carles Puigdemont renonce à briguer un nouveau mandat en tant que président de la région de Catalogne. Il avait quitté Barcelone il y a quatre mois pour s’exiler en Belgique et échapper à la justice espagnole. Il ne veut pas envenimer les choses mais, que l’on s’entende bien, cela ne veut pas dire que le conflit politique avec Madrid est terminé pour autant. Devant la pression de la justice, c’est la prison qui l’attend s’il rentre en Espagne, et celle d’une partie de son camp qui souhaite un retour à la normale au plus vite, Carles Puigdemont a fini par céder. Il a beau expliquer qu’il continuera " à travailler pour la mise en œuvre de la République catalane depuis Bruxelles", il ne retrouvera jamais son siège de président de la Catalogne. 

"Dans le contexte actuel, c’est la seule manière de pouvoir former le plus vite possible un gouvernement. Aucune motivation individuelle n’est indispensable pour notre mouvement. Avec la décision que j’ai prise, Madrid n’aura plus aucune excuse pour maintenir sa politique d’occupation de nos institutions, Madrid n’aura plus aucune excuse pour imposer sa vision colonialiste de notre futur" a-t-il dit. 

Mais c’est un retrait qui ne résout quasiment rien. Pour lui succéder, Puigdemont a choisi l’un des dirigeants indépendantistes actuellement incarcéré à Madrid, Jordi Sánchez. Un détenu pour remplacer un exilé, voilà qui annonce un nouveau conflit politico-judiciaire. A priori, Jordi Sánchez n’obtiendra pas l’autorisation de la justice pour participer à la session d’investiture. Le blocage est donc parti pour durer plusieurs jours encore. En attendant, la suspension de l’autonomie, qui ne devait durer que quelques semaines, s’éternise. Depuis quatre longs mois, la Catalogne est sous la tutelle de Madrid.

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