La présidente du parlement libérée après versement d'une caution

Catalogne: la présidente du parlement a versé la caution permettant sa sortie de prison
Catalogne: la présidente du parlement a versé la caution permettant sa sortie de prison - © JAVIER SORIANO - AFP

La présidente indépendantiste du parlement catalan Carme Forcadell;poursuivie pour "rébellion", restera libre sous caution, après s'être engagée à respecter "le cadre constitutionnel".

"Elle est sortie", a déclaré à l'AFP un porte-parole du ministère espagnol de l'Intérieur, tandis que des chaînes de télévision montraient une voiture officielle du parlement catalan quitter l'enceinte de la prison pour femmes d'Alcala Meco située près de Madrid où elle avait passé la nuit. Et ce à la veille d'une nouvelle journée de manifestations à Barcelone en faveur de la libération de dirigeants séparatistes incarcérés.

150.000 euros

D'un montant de 150.000 euros, la caution réclamée à Mme Forcadell est six fois plus élevée que celle, de 25.000 euros, fixée pour cinq autres parlementaires. Cette femme de 58 ans est placée sous contrôle judiciaire, celui-ci prévoyant la confiscation de son passeport, l'interdiction de sortie du territoire espagnol et l'obligation de se présenter une fois par semaine devant un juge.

Mme Forcadell avait été entendue la veille, comme cinq autres parlementaires catalans, dans le cadre de l'enquête pour "rébellion", "sédition" et "malversations" déclenchée après la proclamation de l'indépendance par le parlement catalan, le 27 octobre.

Les parlementaires évitent donc la détention provisoire, à la différence de huit ex-"ministres" du gouvernement séparatiste catalan et des deux dirigeants d'associations indépendantistes incarcérés près de la capitale espagnole. 

Pas "la liberté d'interdire un vote"

Carme Forcadell, une indépendantiste de la première heure, avait compté un à un les bulletins des élus qui avaient voté pour la sécession le 27 octobre, soit 70 sur 135. Ce vote sans précédent en Espagne a été suivi de la mise sous tutelle de la Catalogne par le gouvernement central, qui a aussi destitué son exécutif, dissous son parlement et convoqué des élections régionales pour le 21 décembre.

Pour sa défense, Mme Forcadell a assuré devant le juge qu'elle n'avait pas, en tant que présidente du Parlement, "la liberté d'interdire un vote", a dit un de ses porte-parole.

 

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