Carles Puigdemont: un homme de plus en plus seul

Carles Puigdemont a passé la journée de samedi chez les siens à Gérone, la ville qu’il a dirigée pendant plusieurs années. Il y a fait un bain de foule et avait le sourire aux lèvres, mais c’est un homme politique très affaibli. La république catalane n’existe que dans son esprit et celui des indépendantistes.

On va devoir revenir dans le droit chemin à partir du moment où on lui retire tous ses pouvoir 

Le chef de la police catalane a accepté sa destitution et a demandé à ses 17.000 hommes de suivre les ordres de Madrid. Quant aux finances de la région, elles sont directement gérées par les autorités espagnoles. Dans les faits, Puigdemont n’a plus aucune capacité d’action.

Autonomiste convaincu, Juan se voulait lucide, samedi soir sur l’avenir du leader déchu. "Je crois qu’il va devoir partir en exil s’il ne veut pas être arrêté. C’est terminé. On va devoir revenir dans le droit chemin à partir du moment où on lui retire tous ses pouvoir. Même s’il y a des gens qui le soutiennent il est un homme seul, sans la moindre capacité d’action. Sans rien ".

Salaire gelé

Et le service d’ordre de Carles Puigdemont a été réduit au minimum. Son salaire est gelé et, depuis vendredi soir, il est hors de Barcelone. On ignore s’il a choisi de revenir, mais la police catalane pourrait l’empêcher d’entrer à l’intérieur du palais de la Generalitat, le siège de l’exécutif catalan.

 

 

 

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