Carla Del Ponte démissionne de la commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie

Carla Del Ponte avait accédé à une certaine notoriété en tant que procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie et pour le Rwanda. Du coup, sa démission a quelque chose de retentissant.

Faute de volonté politique, il y a seulement une impunité totale

" Je suis frustrée ", ce sont les propres mots de Carla Del Ponte. " La commission n’a jamais pu aboutir à rien de concret sur les crimes de guerre et sur leurs auteurs dans la guerre syrienne ", dit-elle.

Carla Del Ponte pointe la responsabilité du Conseil de sécurité des Nations unies : "En soi, ce n’est pas difficile. C’est le manque de volonté politique qui est difficile. S’il n’y a pas de volonté politique, rien ne se passe, mais dès qu’il y a une volonté politique, surtout de la part du Conseil de sécurité des États qui composent le Conseil de sécurité, un tribunal ad hoc naît directement et il fonctionne. Faute de volonté politique, il y a seulement une impunité totale. Pour le Congo, c’est la même chose. Pour le Rwanda, nous avions fait des rapports à l’ONU et rien n’a jamais bougé. Il n’y avait pas de volonté politique."

La commission d’enquête sur la Syrie a déjà remis plusieurs rapports. Ils dénoncent les exactions de l’un ou de l’autre camp en présence, mais la commission n’a jamais été autorisée par Damas à se rendre en Syrie.

Images récentes de Carla Del Ponte, lors du festival du film de Locarno (06 août)

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