Cambodge: la dépouille de Norodom Sihanouk est arrivée à Phnom Penh

Des Cambodgiens se recueillent devant des portraits de l'ancien roi du Cambodge Norodom Sihanouk, le 17 octobre 2012 à Phnom Penh
Des Cambodgiens se recueillent devant des portraits de l'ancien roi du Cambodge Norodom Sihanouk, le 17 octobre 2012 à Phnom Penh - © Nicolas Asfouri

L'avion qui transportait la dépouille de l'ancien roi du Cambodge Norodom Sihanouk, décédé en Chine en début de semaine, a atterri à Phnom Penh mercredi en début d'après-midi devant une foule de sujets vêtus de blanc.

L'avion affrété par Air China s'est posé peu avant 15h00 (10h00 HB). Un convoi devait emporter le cercueil au palais royal où il reposera pendant trois mois jusqu'à des obsèques annoncées comme grandioses.

La dépouille de Norodom Sihanouk a quitté mercredi la Chine, sa "patrie d'adoption", pour le Cambodge où un peuple en deuil attend l'ex-roi vénéré et lui prépare des funérailles grandioses.

L'avion emportant le cercueil de l'ancien souverain a décollé peu après 11h00 locales (03h00) GMT, ont rapporté les médias officiels chinois.

Pour cet ultime départ de Pékin de l'artisan de l'indépendance du Cambodge, les autorités chinoises ont, encore une fois, tenu à marquer l'importance qu'avait pour elles ce "grand ami" qui s'est éteint quelques jours avant ses 90 ans.

La télévision d'Etat CCTV a chamboulé ses programmes habituels pour diffuser en direct --évènement rare-- des images du convoi mortuaire de Norodom Sihanouk dans la capitale chinoise où, au fil des décennies, il avait trouvé un refuge politique et médical.

Parti de l'hôpital au coeur de Pékin où est mort tôt lundi matin Norodom Sihanouk, le cortège funèbre était composé d'une trentaine de véhicules. Ils ont roulé sur des grands axes où la circulation automobile avait été arrêtée.

Le cercueil de l'ancien monarque, recouvert d'un drap violet, était visible à bord d'un minibus orné de fleurs et de rubans jaunes --couleur du bouddhisme-- et dont les fenêtres n'étaient pas masquées par des rideaux.

La dépouille de Norodom Sihanouk, que la France avait dès 1941 installé sur le trône à l'âge de 18 ans, devait être accompagnée par sa veuve Monique et le Premier ministre cambodgien Hun Sen, ainsi que par trois moines bouddhistes.

Plus d'une vingtaine de limousines noires ont accompagné le véhicule. Dans l'une d'elles avait pris place le conseiller d'Etat Dai Bingguo, plus haut responsable chinois chargé de la diplomatie. Il devait accompagner la dépouille de Norodom Sihanouk jusqu'à Phnom Penh, selon la presse officielle chinoise, une autre marque d'estime de Pékin.

Commencera alors une semaine de deuil national avant qu'il soit exposé à ses sujets au palais royal pendant trois mois. Sa dépouille pourrait être embaumée, "comme ils l'ont fait pour Mao Tsé-toung", a indiqué mardi à l'AFP l'aide de camp de Sihanouk, le prince Sisowath Thomico.

Ses funérailles, qui devraient avoir une dimension internationale, sont prévues dans trois mois.

Sur la place Tian Anmen, les drapeaux chinois ont été mis en berne, ainsi qu'à l'entrée de Zhongnanhai, le siège du pouvoir qui jouxte la Cité interdite.

AFP

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