C'est la Pologne qui prend les rênes de l'Union européenne

Et l'agenda sera chargé jusqu'à la fin de l'année, chargé et marqué par quelques priorités.

La présidence semestrielle de l'Union, c'est la bonne occasion pour le pays qui l'occupe, de faire valoir sa capacité à mener à bien des négociations et de se montrer sur la scène internationale.

Au chapitre négociations difficiles, la Pologne sera copieusement servie avec de gros dossiers comme la réforme de l'espace Schengen et l'intégration de la Bulgarie et de la Roumanie dans cette zone de libre circulation des personnes; le nouveau plan d'aide à la Grèce ou encore les négociations entre la Commission, le Parlement et les États membres sur le projet de budget européen pour l'après 2013. Sur ce dernier point d'ailleurs, le Parlement européen et la Commission vont proposer à la Pologne d'organiser à l'automne une grande conférence interministérielle sur la faisabilité d'une taxe sur les transactions financières. Mais, au-delà de l'agenda européen, le gouvernement polonais veut marquer le semestre de son empreinte et dans ses priorités, on épinglera sa volonté de renforcer la politique énergétique extérieure ou le partenariat de l'Union avec ses voisins orientaux comme l'Ukraine ou la Moldavie. Un sommet informel des chefs d'États et de gouvernements sur le thème du partenariat oriental sera d'ailleurs organisé à la rentrée.

C'est la première fois que la Pologne assume ce rôle

Et la société polonaise, très euro enthousiaste, en tire une certaine fierté comme le précise Andrej Jonasz, rédacteur en chef du mensuel international "Warsaw Voice" la voix de Varsovie. "Si nous parlons de la Présidence, les gens voient avant tout le prestige, que la Pologne sera désignée comme Présidente de l'Union. Notre expérience en tant que pays membre de l'Union européenne n'a qu’à peine plus de six ans. Franchement, dans l'organisation de telles opérations politiques et logistiques, nous n'avons pas d'expérience. Et nous le ferons pour la première fois. Nous considérons beaucoup plus sérieusement la Présidence comme une opportunité de visibilité, une occasion de faire valoir notre position. Pour les anciens États membres, une présidence c'est un job qui doit être assumé. Pour nous c'est également une grosse opération politique et marketing."

 

Africa Gordillo et Baptiste Hupin

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