Burundi : les rebelles de RED-Tabara revendiquent une série d'attaques faisant 40 victimes

Burundi : les rebelles de RED-Tabara revendiquent une série d’attaques ayant 40 victimes
Burundi : les rebelles de RED-Tabara revendiquent une série d’attaques ayant 40 victimes - © TCHANDROU NITANGA - AFP

Le groupe rebelle burundais RED-Tabara a revendiqué vendredi une série d’attaques perpétrées ces derniers jours dans le pays et faisant selon lui plus de 40 victimes parmi les forces de sécurité et la ligue de la jeunesse du parti au pouvoir, le CNDD-FDD.

"De dimanche matin jusque dans la nuit de mercredi à jeudi, des combats ont opposé les résistants de RED-Tabara à l’armée et à la police aux ordres du pouvoir, ainsi qu’aux miliciens Imbonerakure du parti CNDD-FDD dans les provinces de Bujumbura rural (ouest), Rumonge (sud-ouest) et Bururi (sud). Le bilan est de 28 soldats et policiers et 15 miliciens tués et 40 blessés", a annoncé l’un des porte-parole de ce groupe rebelle burundais, Patrick Nahimana.

Nous nous battons contre un système criminel qui tue, pille le pays

"Trois résistants ont été tués, six blessés et un capturé de notre côté depuis dimanche", a-t-il poursuivi, en inscrivant ces attaques dans "une offensive" lancée depuis mi-août.

Apparu courant 2011, le mouvement Résistance pour un Etat de Droit-Tabara était jusqu’à présent installé près de la ville d’Uvira, située dans la province du Sud-Kivu (est de la République démocratique du Congo), à environ 25 km de la capitale économique burundaise Bujumbura. "Nous nous battons contre un système criminel qui tue, pille le pays… Notre engagement pour la résistance n’était pas dirigé contre l’ancien président (Pierre) Nkurunziza mais contre le système CNDD-FDD qui perdure jusqu’ici", a martelé le porte-parole.


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Des combattants du groupe sont arrivés au Burundi par le lac Tanganyika depuis le 22 août dernier, selon des témoins, ce qui a été confirmé par Consolateur Nitunga, le gouverneur de la province de Rumonge (sud-ouest), côtière du lac.

Il a accusé jeudi dans un discours public les pêcheurs de "complicité" avec ce mouvement. "C’est vous, les pêcheurs du lac Tanganyika, qui aidez ces groupes qui perturbent la sécurité en les faisant traverser régulièrement le lac. Je vous demande de les dénoncer aux responsables", a déclaré le gouverneur.

Aucun responsable gouvernemental ou militaire n’a voulu s’exprimer jusqu’ici sur cette offensive que les administrations locales attribuent "à des groupes armés non identifiés qui veulent perturber la sécurité".

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