Burundi: la capitale noire de monde pour la sortie de prison d'un directeur de radio

Aucun décompte officiel du nombre de personnes venues chanter et danser leur joie n'était disponible, mais le rassemblement compte sans doute des dizaines de milliers de personnes, selon le journaliste de l'AFP. "J'ai 50 ans et jamais je n'ai vu une telle foule dans la rue", a expliqué Fabien, un enseignant. Dans son souvenir, le seul événement à avoir déclenché une liesse d'une importance comparable fut l'arrivée au pouvoir en 1993 de Melchior Ndadaye, premier président élu du pays. Mais selon lui, même alors, la foule était moins nombreuse.

La Cour d'appel de Bujumbura a ordonné mercredi la libération sous caution du directeur de la RPA (Radio publique africaine) Bob Rugurika, inculpé de complicité d'assassinat de trois religieuses italiennes et incarcéré depuis janvier.

La RPA, réputée proche de l'opposition, est la radio la plus populaire au Burundi. Et l'arrestation de son directeur avait déclenché de vives protestations au sein de l'opposition, de la société civile burundaise, de la communauté internationale et d'organismes de défense des droits de l'Homme.

La justice reproche au journaliste la diffusion des aveux d'un homme qui se présente comme l'un des assassins de trois religieuses italiennes de 75, 79 et 83 ans, tuées en septembre à Kamenge, dans le nord de Bujumbura. Cet homme met en cause de hauts responsables des services secrets burundais dans ces meurtres, sans expliquer leurs éventuels mobiles.

Cette version prend le contre-pied de celle de la justice burundaise, qui a arrêté un jeune homme dans le quartier de Kamenge peu après les faits.

Belga

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