"Britain First": derrière le slogan, un parti d'extrême-droite

"Britain First", derrière le slogan, un parti d'extrême-droite
"Britain First", derrière le slogan, un parti d'extrême-droite - © DANIEL LEAL-OLIVAS - AFP

La Grande-Bretagne est endeuillée au lendemain du meurtre  par balle et à l’arme blanche de la députée travaille Jo Cox.  Les questions se multiplient sur le profil et les motivations de Thomas Mair, l’agresseur présumé. Selon des témoins cités par le quotidien The Sun, il aurait crié " Britain First " (la Grande-Bretagne d’abord) au moment de l’attaque. Seulement, "Britain First" c’est également le nom d’un parti politique proche des opinions du tueur.

Ce petit parti politique d’extrême droite créée en 2011 par d’anciens membres du BNP, le parti national britannique, le principal parti d’extrême droite.

Britain First incarne plus précisément une frange militariste et violente de l’extrême droite. Le groupe prône des actions de rue avec parfois des débordements notamment contre la communauté musulmane, l’immigration, le multiculturalisme et une prétendue islamisation du Royaume-Uni.

Partisan néo-nazi

Dans cette idéologie raciste et xénophobe, l’Union Européenne est décrite comme une machine à détruire les identités nationales. Sans surprise, Britain First milite en faveur du Brexit.

"Britain First n’est évidemment pas impliqué et nous n’encouragerions jamais un comportement de ce genre", se défend Paul Golding, le leader du parti.

Thomas Mair, le tueur présumé de Jo Cox n’a peut-être pas de lien avec ce parti d’extrême droite. En revanche, il a été "partisan dévoué pendant des dizaines d’années d’Alliance nationale, l’organisation néo-nazi la plus importante des Etats-Uni". C’est ce que révèle un observatoire américain de l’extrême droite.

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