Brexit : "Un bon accord" reste possible, selon Boris Johnson

Le chef du gouvernement britannique Boris Johnson a jugé mercredi qu'il était encore possible d'arriver à un "bon accord" commercial post-Brexit avec l'Union européenne malgré des exigences de Bruxelles en l'état qu'"aucun Premier ministre ne devrait accepter".

"On peut encore arriver à un bon accord", a déclaré M. Johnson devant les députés avant de se rendre à Bruxelles rencontrer la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à trois semaines de la sortie du Royaume-Uni du marché unique européen.

Cependant, il a expliqué qu'aucun Premier ministre britannique ne pourrait accepter les exigences sur lesquelles l'Union européenne "insiste actuellement", a déclaré mercredi Boris Johnson à quelques heures d'une rencontre avec Ursula von der Leyen.

"Nos amis dans l'UE insistent actuellement sur le fait que s'ils adoptaient à l'avenir une nouvelle loi à laquelle nous ne nous soumettrions pas dans ce pays (...), ils auraient automatiquement le droit de nous punir et nous infliger des mesures de représailles", a déclaré Boris Johnson devant la Chambre des communes.

"Et deuxièmement, ils disent que le Royaume-Uni devrait être le seul pays au monde à ne pas avoir un contrôle souverain sur ses zones de pêche".

"Je ne crois pas qu'un seul Premier ministre de ce pays ne devrait accepter ces termes", a ajouté Boris Johnson.

Optimisme européen

Plus tôt dans la journée, la chancelière allemande Angela Merkel avait estimé qu'il y avait "encore une chance de parvenir à un accord", qui préserve l'intégrité du marché intérieur de l'UE.

"Je ne sais pas si nous réussirons d'ici demain (jeudi), je ne peux pas le promettre, mais nous continuons à y travailler", a assuré la dirigeante allemande, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE.

"Nous devons avoir des conditions équitables, non seulement pour aujourd'hui, mais aussi pour demain et après-demain", a-t-elle martelé, citant les questions sensibles des quotas de pêche et de la concurrence, qui ne doit pas être "déloyale".

Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se retrouvent mercredi à Bruxelles, à la veille d'un sommet européen des Vingt-Sept, pour tenter de débloquer les négociations post-Brexit.

Ce rendez-vous intervient à trois semaines d'une rupture possible entre Londres et l'Union européenne après des mois de pourparlers sans grands progrès sur les sujets qui fâchent et la menace accrue d'un échec aux lourdes conséquences économiques.

Britanniques et Européens achoppent toujours sur les trois mêmes sujets depuis mars: l'accès européen aux eaux britanniques, la manière de régler les différends dans le futur accord et les garanties exigées par l'UE à Londres en matière de concurrence en échange d'un accès sans droits de douanes ni quotas au marché du continent.

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