Brexit: Theresa May demande "un effort supplémentaire" à l'Union européenne

«Un effort supplémentaire» : c’est ce que réclame Theresa May à l’Union européenne
«Un effort supplémentaire» : c’est ce que réclame Theresa May à l’Union européenne - © ADRIAN DENNIS - AFP

En visite à Grimsby, une petite ville portuaire qui a majoritairement plébiscité le Brexit lors du referendum de 2016, la Première ministre britannique a laissé entendre que le Royaume-Uni pourrait ne jamais sortir de l’Union européenne si les députés qui doivent se prononcer la semaine prochaine à Westminster rejettent une fois encore l’accord négocié pendant deux ans.

« La semaine prochaine, les membres du parlement de Westminster feront face à un choix crucial : soutenir l’accord négocié ou le rejeter. Soutenez-le et le Royaume-Uni sortira de l’Union européenne. Rejetez-le et personne ne sait ce qui se produira. Nous pourrions rester dans l’UE encore de nombreux mois. Nous pourrions sortir sans les protections contenues dans cet accord. Nous pourrions ne jamais sortir. La seule certitude serait l’incertitude. Des mois supplémentaires à se disputer sur le Brexit alors que nous pourrions nous concentrer sur l’amélioration de notre système de santé, de nos écoles et de nos populations ».

« Il faut juste un dernier effort »

Theresa May a aussi demandé aux responsables européens « un dernier effort » alors que les 27 ne cessent de répéter que l’accord conclu en novembre et qu’ils considèrent « équilibré » ne peut pas être renégocié.

« Mais à l’instar du choix que devront faire les membres du parlement, l’Union européenne doit faire un choix elle aussi. Nous sommes tous les deux parties prenantes à ce processus. Il est dans l’intérêt des Européens que le Royaume-Uni s’en aille avec un accord. Nous travaillons avec eux mais les décisions qui seront prises par les responsables européens dans les prochains jours auront un impact important sur l’issue du vote. Des leaders européens me disent s’inquiéter parce que le temps passe et que nous n’avons qu’une seule chance. Mon message à leur intention, c’est que c’est le moment d’agir. Nous avons travaillé dur ensemble au cours des deux dernières années pour aboutir à un accord. C’est un accord global qui permet une sortie ordonnée de l’UE et qui prépare le terrain pour une future relation ambitieuse. Il faut juste un dernier effort, pour répondre aux dernières inquiétudes très spécifiques de notre parlement. Alors allons-y. Faisons le nécessaire pour que les députés soutiennent le texte mardi, parce que s’ils le rejettent, rien n’est certain. Ce serait un moment de crise ».

Ce vendredi, un porte-parole de la Commission européenne a indiqué que d’intenses négociations sont actuellement en cours entre Européens et Britanniques, des discussions qualifiées de « techniques », l’UE faisant part de ses idées pour donner de nouvelles assurances concernant le point le plus sensible de l’accord, le fameux « backstop », à savoir une clause de sauvegarde qui doit éviter le rétablissement d’une frontière physique entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande.


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