Brexit: quid des européens qui voudront s'installer au Royaume-Uni?

Brexit: qui des européens qui voudront s'installer au Royaume-Uni?
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Brexit: qui des européens qui voudront s'installer au Royaume-Uni? - © DANIEL LEAL-OLIVAS - AFP

Le Brexit encore et toujours. L’agitation au Parlement britannique, les échecs infligés à Boris Johnson, tout ça a occulté une information pourtant importante pour les Européens qui envisagent de s’installer au Royaume-Uni. Pourront-ils le faire en cas de sortie sans accord ? Dane le contexte actuel, le gouvernement britannique veut leur proposer un permis de séjour de 3 ans. Une réforme qui contredit les promesses faites jusqu’ici par Boris Johnson, et même par Theresa May.

La migration est depuis toujours au cœur du Brexit. L’ancienne première ministre Theresa May le répétait : " Avec le Brexit, le Royaume-Uni va reprendre la main sur ses lois, sur son économie et, surtout, sur sa politique migratoire ".

A peine investi, son successeur Boris Johnson, s’est lui aussi inscrit sur cette voie, s’engageant même à mettre fin à la libre-circulation des Européens dès le lendemain du Brexit. Mais Londres fait désormais machine arrière. Il semble en effet qu’il soit impossible de changer radicalement de politique migratoire dans un si bref délai.

Alors à l'avenir, dans le cas d’un Brexit sans accord, les Européens qui s’installeront au Royaume-Uni d'ici fin 2020 vont bénéficier d’un statut d’immigrant temporaire, à savoir un permis de séjour de 3 ans. Il serait gratuit, et permettrait aux ressortissants européens de postuler pour un emploi ou louer un logement. Cette mesure concerne tous les citoyens et les membres de leur famille proche appartenant à l'Espace économique européen (EEE), qui comprend les pays de l'Union européenne ainsi que l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège. Il concerne également les citoyens suisses. 

Le 15 août dernier, plus d'un million d'Européens avaient déjà obtenu un statut de "résident permanent" pour continuer à vivre dans le pays après le Brexit. Par ailleurs, le Premier ministre a promis de protéger les droits des ressortissants européens déjà installés au Royaume-Uni à pouvoir continuer de vivre dans le pays, même en cas de "no deal".

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