Brexit: les négociations avec la Grande-Bretagne seront "très, très difficiles" selon Tusk

Le président du Conseil européen Donald Tusk à La Valette le 12 novembre 2015
Le président du Conseil européen Donald Tusk à La Valette le 12 novembre 2015 - © Matthew Mirabelli

Les négociations avec la Grande-Bretagne, qui a posé une série d'exigences pour son maintien dans l'UE, seront "très, très difficiles", a estimé jeudi le président du Conseil européen, Donald Tusk. "Je dois dire que cela sera très difficile de trouver un accord", a dit le président de l'instance qui réunit les dirigeants des Etats membres de l'UE, lors d'une conférence de presse à l'issue d'un sommet européen à La Valette. "C'est une partie très, très difficile", a-t-il insisté. "Nous ferons de notre mieux avec la Commission européenne" pour mener ces négociations, "il n'y a aucune garantie que nous pourrons le faire avant décembre".

Donald Tusk a ajouté que lui-même et Jean-Claude Jucker, le président de la Commission européenne, pourraient s'impliquer si nécessaire.

La Commission avait déjà indiqué cette semaine qu'elle trouvait "hautement problématiques" certaines des conditions posées par le Premier ministre David Cameron pour qu'il fasse campagne en faveur d'un maintien de son pays dans l'UE, lors d'un référendum prévu d'ici fin 2017.

David Cameron a détaillé quatre demandes. Il réclame ainsi que l'UE reconnaisse qu'elle est un club à plusieurs monnaies et ne désavantage pas les State non membres de la zone euro dans ses décisions.

Il demande que l'accent soit mis sur la compétitivité du marché unique avec notamment une simplification des réglementations.

Il veut par ailleurs que son pays soit exempté de l'obligation d'aller vers "une union sans cesse plus étroite", et appelle au renforcement du pouvoir des parlements nationaux.

Enfin, David Cameron demande de mieux pouvoir contrôler l'immigration de citoyens de l'UE en supprimant par exemple les aides sociales pendant quatre ans.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK