Brexit: les marins-pêcheurs belges demandent à l'UE de pouvoir continuer pêcher en eaux britanniques

Pêche en mer du Nord, en février 2020 (image d'illustration)
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Pêche en mer du Nord, en février 2020 (image d'illustration) - © WILLIAM EDWARDS - AFP

Les marins-pêcheurs belges espèrent pouvoir continuer à prélever des stocks dans les eaux territoriales britanniques au-delà de l'échéance du 31 décembre, sans quoi ils comptent sur l'Union européenne pour un soutien financier, ont-ils déclaré vendredi au président de la commission de la Pêche du Parlement européen venu leur rendre visite à Ostende.

C'est ce lundi 2 mars que l'Union européenne et le Royaume-Uni ouvriront la négociation sur leurs relations post-Brexit, dont la pêche sera l'un des premiers gros écueils. Les Britanniques veulent retrouver l'exclusivité des riches stocks poissonniers de leurs eaux territoriales, qui restent accessibles aux pêcheurs européens jusqu'au terme de l'actuelle période de transition, le 31 décembre prochain.

Les Européens, quant à eux, comptent monnayer le maintien de leur accès à ces eaux à l'accès des produits britanniques au marché intérieur. Un accord est attendu par les Européens pour la fin juin. Il pourrait conditionner l'ensemble des négociations commerciales. Le gouvernement britannique souhaite quant à lui dissocier la pêche d'un accord commercial global afin de pouvoir renégocier chaque année l'accès aux eaux et les quotas de pêche.

C'est dans ce contexte tendu que l'eurodéputé et océanographe français Pierre Karleskind, président de la commission Pêche du Parlement européen, s'est rendu vendredi à la Criée flamande et à la Centrale des pêcheurs-armateurs d'Ostende. "En cas de 'no-deal', nous aurons besoin d'un soutien financier de l'Europe pour trouver des solutions de rechange pour nos pêcheurs", lui a dit Emiel Brouckaert, le directeur de la Centrale.

M. Karleskind, de son côté, dit craindre que l'échéance du 1er juillet ne soit pas tenable pour un accord. Il soupçonne les Britanniques de vouloir faire de la pêche un dossier symbolique de leur souveraineté. Il a promis de s'investir au maximum pour aboutir aux "meilleures conditions possibles pour les pêcheurs européens".