Brexit: l'Irlande prévoit 1,2 milliard d'euros pour soutenir l'économie face à un no deal

Brexit: l'Irlande prévoit 1,2 milliard d'euros pour soutenir l'économie face à un no deal
Brexit: l'Irlande prévoit 1,2 milliard d'euros pour soutenir l'économie face à un no deal - © Tous droits réservés

Le ministre des Finances irlandais, Paschal Donohoe, a annoncé mardi un plan de soutien massif pour l'économie de son pays s'élevant à 1,2 milliard d'euros afin d'atténuer l'impact d'un Brexit sans accord.

"Le Brexit est le risque le plus pressant et immédiat pour notre économie" et une sortie de l'Union européenne sans accord "serait très difficile", a déclaré M. Donohoe lors d'une allocution au Parlement.

"Il nous faut donc augmenter encore le niveau de soutien à l'économie" par rapport aux aides déjà mises en place, a-t-il ajouté, avant de déclarer: "j'annonce un ensemble de dépenses de 1,2 milliard d'euros pour répondre au Brexit".

C'est un budget sans précédent (...) mais ce sont des heures sans précédent

Le ministre a notamment précisé que 600 millions d'euros seraient injectés pour aider des secteurs clé de l'économie irlandaise, comme l'agriculture ou le tourisme, à absorber le choc d'une sortie de l'UE sans filet.

"C'est un budget sans précédent (...) mais ce sont des heures sans précédent", a souligné le ministre, précisant que "les perspectives pour le Brexit s'orientent à présent vers une sortie sans accord", ce qui, pour lui, ne veut toutefois pas dire que ce scénario redouté par Dublin est "inévitable".

"Nous ferons face aux défis d'un Brexit sans accord en position de force" et "nous sommes prêts", a insisté M. Donohoe.

Un Brexit sans accord, qui rétablirait des frontières physiques entre l'Irlande, membre de l'UE, et l'Irlande du nord, province qui fait partie du Royaume-Uni, pourrait priver 55.000 Irlandais de travail et faire plonger le Produit intérieur brut (PIB) du pays de 6%, selon des données gouvernementales.

Politiquement, le retour des frontières menacerait aussi la paix avec l'Irlande du nord, après des décennies d'un conflit sanglant.

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a promis un Brexit "coûte que coûte" le 31 octobre, avec ou sans accord avec l'UE, et les négociations avec Bruxelles sont dans l'impasse à trois semaines de l'échéance.

Journal télévisé 02/10/2018

Il y a quelques jours, Boris Johnson déclarait encore que le Royaume-Uni sortirait de l'Union le 31 octobre prochain, quoi qu'il arrive. Il faisait alors une dernière offre : l'Irlande du Nord resterait dans le marché unique européen jusqu'en 2025, tout en formant une union douanière avec le Royaume-Uni.

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