Brexit: L'accord de retrait proposé par Theresa May à nouveau rejeté

Les députés de la Chambre des communes ont rejeté ce mardi soir l’accord fixant les modalités du Brexit. Cette dernière essuie un nouveau revers cinglant : 391 parlementaires ont voté contre le texte, pour seulement 242 en faveur.

« Je souhaite que nous respections la décision du peuple britannique et que nous quittions l’Union européenne de manière ordonnée, a rappelé Theresa May. J’ai également conscience de mes devoirs en tant que Première ministre, et je pense que quitter l’Union sans accord nuirait aux intérêts de notre pays. Donc nous allons soumettre au vote une nouvelle motion sur le départ du Royaume-Uni le 29 mars.

Je veillerai à ce que la chambre soit pleinement informée des tenants et aboutissants de ce débat. Si nous quittons l’Union européenne le 29 mars sans accord, le gouvernement sera tenu de respecter cette décision. Voulons-nous un deuxième référendum, ou quitter avec un autre accord que celui proposé aujourd’hui ? La Chambre des communes a fait son choix, et nous devons faire face aux conséquences », a-t-elle mis en garde.

Risque de « no deal »

De son côté, le négociateur en chef des Européens, Michel Barnier, invite l’Union européenne à se préparer au « no deal ». « L’UE a fait tout ce qu’elle pouvait pour aider à faire adopter l’accord de retrait. L’impasse ne peut être réglée qu’au Royaume-Uni. Nos préparatifs en vue d’un 'no deal' sont désormais plus importants que jamais », a-t-il tweeté.

« Le Brexit devait signifier une reprise de contrôle pour les Britanniques, mais à la place le Royaume-Uni a perdu tout contrôle », a estimé mardi soir le coordinateur du Parlement européen pour le Brexit, Guy Verhofstadt.

D’après lui, « seule une coopération transpartisane donnant la priorité au pays permettrait de mettre fin à ce gâchis ». L’ancien Premier ministre belge a assuré que si un tel scénario se réalisait, les Européens s’engageront pleinement.

Vote sur le report de la date

Après cette nouvelle défaite de Theresa May, les députés britanniques se pencheront mercredi sur l’éventualité d’un Brexit sans accord puis jeudi, si cette option est rejetée, sur un report de la date du retrait, pour l’instant prévu le 29 mars prochain. « S’il devait y avoir une demande motivée pour une extension, les 27 de l’UE seraient prêts à la considérer », a déclaré une porte-parole de la Commission européenne.

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