Brexit: aucune des deux parties n'aura exactement ce qu'elle veut, assure Theresa May

Theresa May et Donald Tusk, président du Conseil européen.
Theresa May et Donald Tusk, président du Conseil européen. - © DANIEL LEAL-OLIVAS - AFP

La Première ministre britannique Theresa May a déclaré vendredi souhaiter un partenariat "le plus large et le plus approfondi possible" avec l'Union européenne après le Brexit, couvrant plus de domaines que tout autre accord commercial.
Elle a dit par ailleurs qu'elle ne permettrait pas que le Brexit, qui doit intervenir à la fin mars 2019, remette en question les progrès accomplis en Irlande du Nord sur le chemin de la paix.
Dans un discours à Londres sur le futur partenariat entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, elle a estimé que la Grande-Bretagne et l'UE avaient la responsabilité de trouver une solution pour éviter qu'une frontière "dure" soit rétablie entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande.
Toute frontière dure ou barrière douanière en mer d'Irlande nuirait au marché commun britannique et serait inacceptable, a-t-elle estimé.

L'espoir de "relation sans frictions"

La Première ministre britannique Theresa May a  aussi reconnu qu'"aucun de nous n'aura exactement ce qu'il veut" dans les négociations sur les modalités de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Elle a aussi affirmé que son pays n'accepterait ni le modèle canadien, ni le modèle norvégien de relation avec l'UE. Elle a néanmoins assuré vouloir d'un accord commercial avec les Européens.

Theresa May a dit espérer une "relation sans frictions" avec l'Union européenne. Pour cette raison, les Britanniques veilleront à garder des standards régulatoires aussi élevés que possible, et examineront comment rester dans certaines agences européennes, notamment celles dédiées aux produits chimiques, aux médicaments ou à l'industrie aérospatiale, a indiqué la Première ministre.

 

 

Début de l'allocution de Theresa May (anglais)

Traduction: "Nous sommes en train de vivre un moment important dans l'histoire de notre pays. Comme nous quittons l'Union européenne, nous devons nous construire une nouvelle place, un nouveau rôle positif dans le monde. Et nous devons faire de la Grande-Bretagne un pays qui ne fonctionne pas seulement pour quelques privilégiés, mais pour chacun d'entre nous"

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