Brésil: sans doute serré, le match pour la présidence a commencé

La donne a bien changé depuis 2010 et l'élection de Dilma Rousseff. Les 7,5% de croissance d'un Brésil alors en plein boom ont laissé place à une économie en récession et l'inflation est à la hausse.

Le contexte est donc compliqué pour la présidente sortante candidate à sa propre succession : ses adversaires l'accusent d'avoir mal géré le pays, et elle doit faire face à un énorme scandale de corruption qui éclabousse son gouvernement.

C'est pourtant elle qui reste en tête des sondages, portée par les plus pauvres, nombreux au Brésil, qui bénéficient des allocations de son gouvernement.

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Aecio Neves, Dilma Rousseff et Marina Silva © ALMEIDA-SA-LIMA

Si Dilma Rousseff joue la carte de la continuité, elle est talonnée de près par l'atypique écologiste Marina Silva, qui au contraire incarne le changement et promet un nouveau souffle pour le géant sud-américain. Son discours séduit et fait écho aux revendications des manifestations de juin 2013.

Au coude à coude, le social-démocrate et vrai candidat de l'opposition Aecio Neves pourrait lui aussi se retrouver au second tour.

L'élection qui s'annonçait monotone et gagnée d'avance par Dilma Rousseff il y a quelques semaines encore, est devenue aujourd'hui totalement incertaine pour le premier comme pour le second tour.

Elodie Touchard

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