Brésil: enquête sur des accusations de corruption contre Lula

Interrogé dimanche par l'AFP, l'Institut Lula, créé par l'ancien président à la fin de sa présidence a refusé de commenter la décision du parquet. Dans un communiqué diffusé ce week-end sur son son site Internet, le parquet fédéral demande à la police d'enquêter sur "certains des faits décrits" par le publicitaire Marc Valerio lors d'une audition en septembre dernier.

Après avoir été condamné à 40 ans de prison dans le cadre du procès du Mensalao, portant sur l'achat de votes de députés de partis alliés par le Parti des travailleurs (PT, gauche) au pouvoir entre 2003 et 2005, M. Valerio avait mis en cause l'ex-président Lula.

Lors de son audition longtemps tenue secrète, le publicitaire avait affirmé que "la branche de Portugal Telecom à Macao aurait transféré sept millions de dollars au PT sur des comptes à l'étranger", selon le communiqué du parquet.

Cherchant à obtenir une réduction de sa peine, M. Valerio avait accusé l'ancien président Lula et son ministre des Finances de l'époque, Antonio Palocci, d'avoir négocié cette opération avec l'ancien président de Portugal Telecom, Miguel Horta, avait révélé en décembre le quotidien O Estado de Sao Paulo.

Cette somme aurait ensuite été versée sur des comptes de publicitaires qui travaillaient pour les campagnes électorales du PT. Valerio avait en outre affirmé que Lula était au courant du système de corruption du Mensalao et qu'il avait même réglé certains frais personnels grâce à de l'argent illicite émanant de ce système.

L'ex-président Lula, un ancien syndicaliste et ouvrier métallurgiste ayant accédé au pouvoir jouit toujours d'une popularité considérable au Brésil, où ses politiques sociales ont permis à plus de 30 millions de personnes de sortir de l'extrême pauvreté.

Il a jusqu'à présent été personnellement épargné par le scandale du Mensalao qui a visé certains de ses plus proches collaborateurs devant la Cour suprême du Brésil.


Belga

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