Brésil: Dilma Rousseff devient la première femme présidente

Une dizaine de présidents latino-américains seront présents à la cérémonie d'investiture qui commence vers 16H00 GMT.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, le numéro deux du gouvernement français, le ministre de la Défense Alain Juppé, le prince des Asturies, Philippe de Bourbon, et le président de l'Autorité palestinienne, Mamhoud Abbas, ont fait aussi le déplacement.

Rousseff qui hérite d'un pays en plein boom économique avec une croissance de 7,6% cette année et un taux de chômage au minimum historique (5,7%), prêtera serment au Parlement sur la Constitution brésilienne. Auparavant, elle défilera dans la Rolls-Royce présidentielle, une décapotable de 1952, sur l'Esplandade des Ministères, au coeur de Brasilia. Dans un discours qui devrait durer 45 minutes, Dilma, comme l'appellent les Brésiliens, définira les priorités de son gouvernement.

Après sa victoire au second tour de la présidentielle d'octobre, elle avait proclamé "son engagement fondamental: éradiquer la pauvreté". "Je ne pourrai pas me reposer tant que des Brésiliens souffriront de la faim", avait-elle dit.

Lula passera l'écharpe présidentielle vers 17H00 locales (19H00 GMT) à celle qu'il avait choisie pour lui succéder comme candidate du Parti des Travailleurs (PT-gauche). Dilma Rousseff s'adressera ensuite pour la première fois aux Brésiliens à la télévision.

La nouvelle présidente hérite d'un pays où d'énormes investissements sont prévus au cours des prochaines années en vue d'accueillir la Coupe du monde de football de 2014 et les jeux Olympiques de 2016 mais qui reste l'un des plus inégalitaires du monde.

Au cours des deux mandats de quatre ans de Lula, 29 millions de personnes sont sorties de la misère et plus de la moitié des 191 millions de Brésiliens font aujourd'hui partie de la classe moyenne.

Mais les défis sont encore nombreux: le pays est à la traîne en matière de santé et d'éducation et doit lutter contre la corruption et réformer la fiscalité, les retraites et le système politique.


AFP

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