Brésil: des milliers de manifestants contre le gouvernement Rousseff

Les organisateurs espèrent à nouveau faire défiler tout au long de la journée plus d'un million de personnes, dans 400 villes, comme le mois dernier, pour réclamer la fin de l'impunité dans les affaires de corruption et la destitution de la présidente.

Mais la mobilisation semblait moindre que lors de la première journée de protestation de ce type qui avait réuni jusqu'à 1,7 million de personnes, le 15 mars, contre la présidente de gauche, difficilement réélue en novembre dernier pour un second mandat de quatre ans.

La police a estimé le nombre de participants à 19 000 en fin de matinée, tandis que les organisateurs avançaient un total de 48 000 personnes, selon des chiffres ville par ville additionnés par le site d'informations G1.

Dans la capitale Brasilia comme à Rio de Janeiro, sur la plage de Copacabana, les cortèges étaient moins imposants qu'il y a un mois.

Comme le 15 mars, les manifestants étaient majoritairement habillés de vert et jaune, les couleurs du drapeau brésilien. Beaucoup réclamaient la destitution de Dilma Rousseff aux cris de "Dehors Dilma! ", "Dehors le PT! " (Parti des travailleurs au pouvoir, gauche). A Brasilia, un petit groupe allait même jusqu'à réclamer une intervention de l'armée.

"Le principal objectif est d'obtenir la destitution de Rousseff ou sa démission", a déclaré le politologue Fabio Ostermann, co-organisateur du Mouvement Brésil Libre (MBL), l'une des organisations officiellement apolitiques à l'origine de ces manifestations.

Treize sénateurs, 22 députés, deux gouverneurs, le trésorier du Parti des travailleurs (PT) au pouvoir, d'anciens fonctionnaires de la présidence et d'ex-élus sont dans le collimateur de la justice pour leur supposée participation à un vaste système de corruption qui aurait brassé jusqu'à quatre milliards de dollars en une décennie, selon les enquêteurs.

Le trésorier du PT, Joao Vaccari, qui clame son innocence, a été formellement accusé de corruption et blanchiment d'argent. Il sera prochainement jugé avec 26 comparses, dans un premier volet de l'affaire.

La présidente Rousseff affronte parallèlement d'importantes difficultés sur les front économique, avec un pays au bord de la récession et une inflation à 8,13%.


Belga

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