Bouclier antimissile : Prague fait fi des critiques et signe un accord avec les USA

Des militants de Greenpeace ont déployé mardi matin une immense cible sur une des collines surplombant le centre de Prague. Avec ce slogan: "Ne faites pas de nous des cibles." Deux tiers de l'opinion publique tchèque est opposée à l'installation d'un radar américain sur le territoire du pays. Une des pièces maîtresse du dispositif antimissile américain en Europe. Mais le Premier ministre libéral Mirek Topolanek est, lui, farouchement pro américain. Son gouvernement signera donc dans laprès-midi un accord de principe sur l'installation du radar. Rien ne garantit pourtant que le parlement acceptera de ratifier le traité. Un processus de ratification qui prendra plusieurs mois. Certains espèrent en Tchéquie que le prochain président américain modifiera sa politique de défense en Europe.D'autant que la Pologne, elle, refuse pour le moment le déploiement de dix missiles intercepteurs sur son sol. Des négociations entre Varsovie et Washington ont capoté la semaine passée.Mais il y aussi  la colère que ce dispositif provoque en Russie. Moscou considère le bouclier américain comme une menace pour sa propre sécurité. Les Etats-Unis assurent qu'il est destiné à contrer des attaques d'Etats voyous, comme l'Iran. Ils n'ont pas réussi jusqu'à présent à calmer les inquiétudes. A ce stade, seul le gouvernement tchèque adhère à la stratégie américaine. 

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