Birmanie: de nouveaux affrontements interethniques font 40 morts

La question ethnique mine la stabilité en Birmanie. Ce mardi, des affrontements interethniques font 40 morts
La question ethnique mine la stabilité en Birmanie. Ce mardi, des affrontements interethniques font 40 morts - © AFP PHOTO/ Soe Than WIN

En Birmanie, cela fait près d'une semaine que des affrontements meurtriers opposent musulmans et boudhistes. Ils ont déjà fait 40 morts et ces troubles se rapprochent maintenant de Rangoun, l'ancienne capitale. Ces violences inquiètent dans un pays pourtant habitué aux violences interethniques.

L'année dernière des heurts entre bouddhistes de l'ethnie rakine et musulmans de la minorité rohingya avaient fait 180 morts et des dizaines de milliers de déplacés parmi cette minorité d'obédience islamique.

La minorité rohingya est la seule minorité du pays -il y en a 135- à ne pas disposer de statut officiel au sein de l'administration birmane.
Elle est la cible de persécutions, voire de "nettoyage ethnique" selon certains.
 
Mais cette fois, les Musulmans visés n'appartiennent pas à cette ethnie.
 
Une banale dispute met le feu aux poudres
 
Tout a commencé la semaine dernière lors d'une banale dispute entre un marchand musulman et des clients bouddhistes dans la ville de Meiktila, dans le centre du pays. Quartiers pillés, mosquées incendiées, et des dizaines de morts.
 
Parmi les émeutiers, de nombreux moines bouddhistes.
 
Avant hier soir, une autre ville Pago a été la proie de violences. A présent, l'ancienne capitale Rangoon est en alerte. Des rumeurs se propagent dans plusieurs quartiers. 
 
C'est toute la politique de la junte au pouvoir qui est aussi remise en question. Les minorités demandent une révision de la Constitution pour leur permettre d'avoir des droits.  
 
En l'état actuel des choses, la majorité bamar considère le bouddhisme comme partie intégrante de l'identité nationale.
 
Michel Lagase
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