Birmanie: la junte poursuit sa répression pour tenter de mettre un terme au soulèvement anti-coup d'Etat

Des manifestants se rassemblent près des blindés déployés dans le centre de Rangoun, le 15 février 2021
Des manifestants se rassemblent près des blindés déployés dans le centre de Rangoun, le 15 février 2021 - © YE AUNG THU

Les généraux birmans ont imposé mardi une coupure quasi-totale d'internet pour une deuxième nuit consécutive et poursuivent leurs vagues d'arrestations pour tenter de mettre un terme au soulèvement populaire contre leur coup d’État, faisant fi des condamnations internationales.

Déploiements de véhicules blindés, interpellations nocturnes, durcissement de l'arsenal législatif: l'armée ne cesse de durcir le ton depuis son putsch du 1er février qui a mis fin à une fragile transition démocratique de 10 ans dans le pays.

Quelque 420 personnes - responsables politiques, médecins, activistes, étudiants, grévistes - ont été arrêtées ces deux dernières semaines, d'après une ONG d'assistance aux prisonniers politiques.

L'ex-cheffe de facto du gouvernement civil, Aung San Suu Kyi, et le président de la République, Win Myint, interpellés dès les premières heures du coup d'Etat, sont toujours tenus au secret.

Ils devraient être interrogés cette semaine par un tribunal "par vidéoconférence", a déclaré l'avocat Khin Maung Zaw, ajoutant qu'il n'avait pu entrer en contact avec ses clients.

Malgré la répression, la mobilisation pro-démocratie se poursuit. Plusieurs centaines de manifestants défilaient mardi à Rangoun, la capitale économique. "Rendez-nous nos leaders!", "redonnez-nous espoir!", pouvait-on lire sur des banderoles.

Sujet JT 15/02/2021

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