Bernard-Henri Lévy : "Il est minuit moins cinq pour sauver l'Europe"

Philosophe et écrivain, Bernard-Henri Lévy est l’invité du Grand Oral RTBF/Le Soir ce samedi 2 février sur La Première et ce dimanche 3 février sur La Trois. A l’approche des élections européennes du 26 mai, il a décidé de mener campagne pour « refonder le projet européen et dénoncer les populismes ». Il présente sa tournée « Looking for Europe » qui fera escale à Bruxelles le 7 mars prochain.

Bernard-Henri Lévy présente son projet : une tournée théâtrale qui passera par Bruxelles le 7 mars au Théâtre le Public. « Un chant d’amour à l’Europe, un cri contre les populistes », détaille-t-il. « C’est l’histoire en cinq actes d’un écrivain qui tente d’écrire un discours sur l’Europe, sans y arriver. L’objet dont il doit chanter la gloire lui file entre les doigts et se dérobe sous ses pas ». Il y parvient finalement, raconte-t-il. « Une intuition poétique, d’écrivain, le frappe et lui permet finalement de voir comment refonder l’Europe ».

Mais pourquoi l’Europe va-t-elle mal ? Trois raisons, pour l’écrivain. « Il y a autour de la table une demi-douzaine de gugusses (MM. Orban, Salvini…) qui sont des anti-européens convaincus. A l’extérieur se trouvent des marionnettistes qui instrumentalisent les premiers ». Il pointe Donald Trump et Vladimir Poutine. « Leur projet de plus en plus affiché est de nous affaiblir. Troisième raison : les Européens de conviction sont des Européens découragés. Ils se retrouvent dans la situation de ces démocrates des années ‘30 qui continuaient dans leur cœur de penser que la démocratie, c’est ce qu’il y a de mieux, mais qui se disaient que c’était probablement dépassé ».

Et c’est pour ça que Bernard-Henri Lévy a écrit cette pièce, dit-il. Pour montrer que l’Europe peut, si elle est unie, régler de nombreuses problématiques. Il évoque l’impôt sur la fortune et le revenu minimum garanti. Autant d’idées, selon lui, qui n’ont de sens que chapeautées par l’Union Européenne, à l’échelle européenne. « Je vais démontrer en scène que l’Europe est LA solution aux problèmes sociaux des plus déshérités », conclut BHL.

Il a dit

Pourquoi pas entrer en politique ? « Je n’ai pas la Légion d’honneur, je ne suis pas à l’Académie française, j’ai refusé une fois, peut-être deux, d’être ministre pour mon pays, j’en suis incapable. Je n’ai aucune ambition politique. Je veux donner des idées aux autres »

Donald Trump et son projet de mur avec le Mexique : « Un vieil enfant bouffi trépignant de rage parce qu’il se rend compte qu’il est en train de perdre la partie »

La violence des gilets jaunes est-elle légitime ? « Elle ne l’est pas. Le grand débat du président Macron, si. Les Français s’y pressent. Si c’est de l’enfumage, on le vérifiera dans trois mois »

La foire du livre de Bruxelles se tient du 14 au 17 février à Bruxelles : « Cela fait 30 ans que je ne signe plus les livres. J’aime échanger avec un public, mais signer à la chaîne, je ne sais pas le faire »

A propos de Georges Simenon : « Le minuscule talent que je peux peut-être avoir pour la conduite d’une intrigue, c’est probablement à lui que je le dois. Il a été l’un de mes maîtres de lecture et d’écriture »

Que faire à la place de Theresa May ? « Expliquer une bonne fois à la population à quel point ce vote sur le Brexit était basé sur une mascarade. Et refaire un referendum pour voter l’annulation du précédent »

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