Belfast: encore des violences, un photographe blessé par balle

Véhicules de police et pneus brûlés dans une rue de Belfast, lors de nouvelles violences, le 21 juin 2011
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Véhicules de police et pneus brûlés dans une rue de Belfast, lors de nouvelles violences, le 21 juin 2011 - © Peter Muhly

Un photographe de presse britannique a été blessé par balle à la jambe mardi soir à Belfast lors de nouvelles violences entre catholiques et protestants, "les pires depuis bien longtemps", selon la police.

Touché au mollet, le photographe de l'agence britannique Press Association a été hospitalisé, a indiqué l'agence.

La veille, deux personnes avaient dû également être hospitalisées à la suite de blessures par balles, selon la police.

Les violences qui ont mis aux prises entre 400 à 500 catholiques et protestants dans la nuit de lundi à mardi, ont commencé lorsque des groupes d'hommes masqués s'en sont pris à des habitations de Short Strand, une enclave catholique en zone protestante, dans l'est de la capitale de l'Irlande du Nord, selon les autorités.

Les violences ont repris mardi soir après que la chaîne locale de télévision UTV a fait état de l'hospitalisation dans un état grave d'un homme, le crâne fracturé par un parpaing.

"C'est probablement la pire éruption de violence vue depuis bien longtemps dans ce secteur", a déclaré le directeur adjoint de la police d'Irlande du Nord, Alistair Finlay.

Les manifestants, visage masqué et habillés en treillis, ont lancé des cocktails molotov, tiré des feux d'artifice ou des fumigènes contre la police, lapidant ses véhicules.

Un policier a été blessé à l'œil après que les manifestants aient tenté à plusieurs reprises d'"aveugler" les policiers avec des stylos-laser, selon la police.

Pour le maire de la ville, Niall O Donnghaile, qui a qualifié la situation de "tendue et dangereuse", il s'agit de violences gratuites de la part des protestants, partisans du maintien de l'Ulster sous souveraineté britannique.

Mais pour le député unioniste Michael Copeland, elles répondent à des attaques de biens protestants la semaine dernière par des catholiques républicains.


AFP