Barack Obama est arrivé à Bruxelles, où les puissances du G7 se rencontrent

Barack Obama est arrivé à Bruxelles, où les puissances du G7 se rencontrent
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Barack Obama est arrivé à Bruxelles, où les puissances du G7 se rencontrent - © ERIC LALMAND - BELGA

L'avion du président américain a atterri à Bruxelles vers 15 heures. Après une rencontre avec le roi Philippe et le Premier ministre Elio Di Rupo, Barack Obama prend part au sommet du G7: le groupe des sept des plus grandes puissances économiques mondiales. Ministres et chefs d'états étrangers se pencheront sur des dossiers économiques et politiques internationaux, notamment sur l'Ukraine.

Bruxelles, les sommets, elle connait: Europe ou Otan. Mais le sommet qui réunit quelques unes des plus grandes puissances économique au monde est pourtant une première en quarante ans pour la Belgique. Ce soir et jeudi va se réunir le G7, pour "groupe des 7". Un groupe né au milieu des années 70 à l'initiative de la France et dont la taille a varié.

Au début ils étaient 6, puis 7, avec l'Union européenne puis huit, avec l'arrivée de la Russie fin des années 90. Le 40ème sommet a d'ailleurs failli se dérouler en Russie, à Sotchi, mais c'était avant que les 7 ne se rabattent sur Bruxelles pour cause de crise ukrainienne. Voici quelques mois le G8... est redevenu G7.

Les sept ont écarté le huitième, disent d'aucuns, en ne respectant pas les règles du groupe, la Russie s'est exclue, répondent les 8. Une manière de nous rappeler que les rassemblements annuels du groupe des riches a régulièrement soulevé la polémique.

Dossiers économiques et politiques

On ne sait si ces thèmes seront abordés, mais de façon plus globale, les sept se pencheront sur des dossiers économiques et politiques internationaux : Ukraine évidemment, aussi Syrie ou Mali, Iran ou encore mer de Chine.

Ils seront examinés lors du repas de ce jeudi à partir de 20h, alors que jeudi les puissances en reviendront aux fondements du groupe lors de deux sessions de travail : les dossiers économiques et commerciaux, et encore les changements climatiques ou le développement.

L'UE veut signer son accord commercial avec l'Ukraine "au plus tard le 27 juin"

L'Union européenne compte conclure "au plus tard le 27 juin" le second volet (commercial) de son accord d'association avec l'Ukraine, a déclaré mercredi le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, peu avant le début de la réunion du G7.

Le refus de signer cet accord, par l'ancien président Viktor Ianoukovitch, avait mis le feu aux poudres de la révolution ukrainienne à la fin de l'an dernier. Le 21 mars, après des semaines de tumultes et sa fuite en Russie, l'Union européenne et l'Ukraine avaient signé un premier volet (politique). L'élection présidentielle du 25 mai dernier, qui a donné un mandat clair à Petro Porochenko, élu dès le premier tour, "changent la donne", a dit mercredi M. Van Rompuy. Aux yeux de l'Union européenne, il est désormais possible d'accélérer les préparatifs en vue de la signature du second volet, qui établira un libre échange avancé. L'UE compte également signer sous peu de tels accords avec la Géorgie et la Moldavie.

Cette extension de la sphère d'influence occidentale s'est manifestée par ailleurs avec le feu vert donné mercredi par la Commission européenne à l'adhésion de la Lituanie à l'euro. Si, pour les Européens, l'entrée d'un nouveau membre dans le club atteste surtout de l'attractivité de la monnaie unique malgré la crise, les responsables lituaniens y voient un rempart contre la Russie, qui n'hésite pas à bander ses muscles dans l'enclave voisine de Kaliningrad.

En dépit d'une légère accalmie ces derniers jours, les tensions restent vives entre l'occident et Moscou, comme en atteste la réunion du G7, initialement programmée à Sotchi, et délocalisée à Bruxelles - sans la Russie. Européens et Américains espèrent que l'élection de M. Porochenko ouvrira la voie à des négociations apaisantes entre Kiev et Moscou, mais la méfiance reste vive. Mercredi encore, M. Van Rompuy a accusé la Russie de "nourrir la violence" à l'est de l'Ukraine en permettant la circulation de miliciens à travers les frontières à l'est du pays. L'Europe continue de travailler à la préparation de sanctions économiques, qu'elle pourrait activer en cas de nouvelle détérioration, a-t-il répété.

De son côté, la Commission européenne a elle aussi "montré qu'elle ne plaisantait pas", a dit son président José Manuel Barroso. La procédure d'infraction lancée cette semaine contre la Bulgarie, accusée de développer le gazoduc Southstream - soutenu par la Russie - en violation du droit communautaire, doit être interprétée comme un autre signe de la fermeté européenne face à Moscou.

La venue des dirigeants du G7, et les sujets qui seront abordés lors de leurs réunions, intéresse aussi les ONG. Avant leur arrivée, Oxfam a organisé une mise en scène au rond-point Schuman. Des figurants déguisés jouaient ainsi en orchestre. "Il est temps que les dirigeants du G7 arrêtent de suivre le rythme donné par le lobby économique et financier et prennent des politiques concrètes pour lutter contre les inégalités économiques qui n'ont jamais été aussi élevées depuis 30 ans. La lutte contre l'évasion fiscale doit être une priorité", commentait Leila Bodeux, d'Oxfam.

Des militantes des Femen ont également mené une action devant le siège du Conseil européen.

RTBF avec agences

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