Bangladesh : l'Onu estime que les Rohingyas ne doivent pas être forcés à partir

Bangladesh : l’Onu estime que les Rohingyas ne doivent pas être forcés à partir
Bangladesh : l’Onu estime que les Rohingyas ne doivent pas être forcés à partir - © MUNIR UZ ZAMAN - AFP

Les réfugiés rohingyas au Bangladesh "devraient être autorisés à rester dans les camps de Cox’s Bazar" s’ils ne veulent pas être transférés sur l’île de Bhasan Char, a affirmé vendredi le porte-parole de l’Onu à propos de ce projet de relocalisation vivement dénoncé par des ONG.

L’île de Bhasan Char est une formation sédimentaire régulièrement battue par les cyclones et soumise aux inondations.

"Nous avons eu des informations des camps selon lesquelles des réfugiés pourraient avoir changé d’idée et ne plus vouloir bouger", a déclaré Stéphane Dujarric lors de son point presse quotidien.

Réfugiés en détresse

"Si c’est le cas, ils devraient être autorisés à rester dans les camps de Cox’s Bazar", a-t-il ajouté, évoquant des "images troublantes de certains réfugiés en détresse" lors de leur voyage vers l’île.

Le porte-parole a indiqué que des discussions avaient été entreprises avec le Bangladesh à ce sujet. En précisant que l’Onu n’avait pas été impliquée dans le processus de relocalisation jusqu’à présent, il a réclamé "des évaluations techniques et de protection complètes pour évaluer la sécurité et les conditions de vie sur l’île de Bhasan Char avant toute réinstallation".

"Tout mouvement de réfugiés doit se faire volontairement, dans la sécurité et la dignité", a souligné M. Dujarric.

Plus de 1640 Rohingyas, transférés par les autorités bangladaises, sont arrivés vendredi sur l’île de Bhasan Char, que les organisations des droits humains estiment dangereuse, dans le cadre de la première phase de ce projet controversé de relocalisation de 100.000 réfugiés.

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