Bahreïn: 5 à 15 ans de prison pour 37 chiites, accusés de terrorisme

Vingt-sept accusés ont écopé de 5 ans de prison chacun, 6 de 10 ans et 4 de 15 ans de prison chacun alors que deux autres ont été acquittés. 18 membres du groupe ont été jugés par contumace.

Les membres du groupe étaient poursuivis pour une attaque à l'explosif ayant blessé quatre policiers le 24 avril dernier à Diraz, un village chiite près de Manama, leur implication dans des actes "terroristes" et une tentative de meurtre contre des policiers, selon l'acte d'accusation.

Dimanche, 50 militants chiites ont été condamnés également à des peines de 5 à 15 ans de prison, pour avoir dirigé la contestation contre la monarchie sunnite dans le royaume, en collusion avec un pays étranger qui serait l'Iran.

Ces militants étaient jugés pour avoir formé et animé le "Collectif du 14 février" qui organisait sur les réseaux sociaux la contestation chiite contre la monarchie sunnite dans ce petit Etat du Golfe. Ils ont été reconnus coupables d'avoir "eu recours au terrorisme" et "d'intelligence avec un Etat étranger".

Petit royaume du Golfe dirigé par la dynastie sunnite des Al-Khalifa, Bahreïn est secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation animé par la majorité chiite qui réclame une monarchie constitutionnelle.

Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), 89 personnes ont été tuées à Bahreïn depuis le début de la contestation.

 

 


Belga

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