Avenir incertain pour 250 boat people tamouls retenus en Indonésie

Ces migrants ont lancé ces derniers jours des appels aux pays développés pour y être accueillis, affirmant être menacés de persécutions s'ils retournaient au Sri Lanka.

En attendant, ce groupe qui comprend des femmes et des enfants est consigné dans le port de Merak, dans l'ouest de l'île de Java, où les autorités indonésiennes approvisionnent le bateau en vivres, a constaté une journaliste de l'AFP.

"Nous avons été torturés, nos femmes ont été violées et des membres de nos familles kidnappés (...) Parce que nous sommes Tamouls, nous sommes soupçonnés d'appartenir aux Tigres", le mouvement rebelle tamoul battu par l'armée sri-lankaise, a expliqué le porte-parole du groupe, qui se fait appeler Alex.

Le Haut Commissariat aux Réfugiés (HHCR) a indiqué cette semaine ne pas avoir reçu les autorisations des autorités indonésiennes pour s'entretenir avec les boat people et examiner leurs demandes.

En Australie, cette affaire a relancé le vif débat sur l'immigration alors que les centres de rétention sont menacés de saturation après un afflux soudain de clandestins, essentiellement d'Afghanistan, de Birmanie et du Sri Lanka.

Les services de l'immigration ont déjà dû augmenter la capacité du principal centre de rétention sur l'île Christmas, dans l'océan Indien, à 1.400 places en installant 280 lits supplémentaires.

Accusé de laxisme par l'opposition, le Premier ministre travailliste Kevin Rudd a obtenu cette semaine de l'Indonésie qu'elle intercepte, moyennant dédommagements, les bateaux de clandestins se dirigeant vers l'Australie.

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