"Avec de tels amis, on n'a pas besoin d'ennemis": le président du Conseil européen très critique envers Donald Trump

Sommet européen: Donald Tusk dénonce "l'attitude capricieuse" du président Trump
Sommet européen: Donald Tusk dénonce "l'attitude capricieuse" du président Trump - © FILIPPO MONTEFORTE - AFP

Le président du Conseil européen Donald Tusk a dénoncé mercredi "l'attitude capricieuse" du président américain Donald Trump, quelques heures avant un dîner informel des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne à Sofia, en Bulgarie.

"Outre les défis politiques traditionnels, tels que la montée de la Chine ou l'attitude agressive de la Russie, nous sommes aujourd'hui témoins d'un nouveau phénomène: l'attitude capricieuse de l'administration américaine", a déploré M. Tusk, faisant référence aux récentes décisions du locataire de la Maison Blanche sur le nucléaire iranien et le commerce international.

"Quand on regarde les dernières décisions du président Trump, on pourrait même se dire qu'avec de tels amis, on n'a pas besoin d'ennemis", a poursuivi l'ancien Premier ministre polonais.

Grâce à lui, nous nous sommes débarrassés de toutes nos illusions

D'après lui, l'Europe peut toutefois être reconnaissante envers le président américain. "Grâce à lui, nous nous sommes débarrassés de toutes nos illusions. Nous avons pris conscience que si nous avons besoin d'un coup de main, il ne faudra compter que sur nous-mêmes", a-t-il insisté.

Les relations transatlantiques devraient occuper l'essentiel du dîner informel des dirigeants de l'UE, qui précède le sommet européen proprement dit, consacré jeudi aux relations de l'UE avec les pays des Balkans occidentaux (Serbie, Albanie, Kosovo, Monténégro, Bosnie-Herzégovine et Macédoine).

Si aucune décision concrète n'est prévue mercredi soir, les 28 devraient surtout chercher à afficher une unité sans faille face aux défis américains, notamment celui du retrait de l'accord sur le nucléaire iranien et des sanctions frappant leurs entreprises opérant dans ce pays.

Dans l'après-midi, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a reconnu que les moyens dont disposaient les Européens pour protéger leurs entreprises d'éventuelles sanctions américaines étaient "limités", tout en précisant qu'ils entendaient les utiliser "en intégralité".

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