Aujourd'hui en Europe: les grands enjeux européens des dix prochains mois

Aujourd'hui en Europe: les grands enjeux des dix prochains mois
Aujourd'hui en Europe: les grands enjeux des dix prochains mois - © Flickr-rockcohen

Les affaires reprennent après un été assez calme mais où la politique extérieure de l'Union a été plus visible. Catherine Ashton, la cheffe de la diplomatie européenne, a rencontré l'ex-président égyptien. Mohamed Morsi avait été destitué par l'armée le 3 juillet et tenu au secret depuis. La situation en Égypte est suivie de près par les 28.

Mais l’Égypte n'est pas le seul pays à inquiéter l'Union. Les ministres européens de la défense et des affaires étrangères se verront en septembre pour discuter de la Syrie après l'attaque présumée à l'arme chimique près de Damas et la volonté des États-Unis et de la France de mener une action militaire. Au Royaume-Uni, le premier ministre David Cameron était sur la même longueur d'ondes mais il a été contraint de faire machine arrière après le "non" de son parlement.

On sait bien qu'il sera impossible de dégager une position européenne commune sur une intervention militaire en Syrie. Reste, toujours dans ce dossier, une question qui taraude les 28 : le nombre croissant de jeunes Européens qui partent combattre en Syrie. Question qui sera débattue dans les prochaines semaines.

Les années se succèdent et se ressemblent

Il est de nouveau question d'une nouvelle aide à la Grèce mais on sent que la tenue des élections législatives en Allemagne - qui auront lieu le 22 septembre - retarde le moment où on en parlera franchement. La Grèce a déjà bénéficié de deux plans d'aides mais elle ne sort toujours pas la tête hors de l'eau. Elle aura besoin d'un troisième plan de sauvetage.

Troisième plan d'ailleurs évoqué par le ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble il y a quelques jours. On avançait le chiffre de quatre à cinq milliards d'euros nécessaires. Mais le ministre allemand parle désormais de 11 milliards. Cette toute première sortie de Schäuble a eu pour effet de faire parler de la Grèce dans la campagne pour les législatives allemandes, ce que la chancelière Angela Merkel refusait de faire jusque-là. Mais cela a valu une réplique cinglante et une belle pique à l'attention des sociaux-démocrates du SPD puisque Merkel a en effet affirmé que "la Grèce n'aurait jamais dû être admise dans la zone euro".

Et elle a habilement rejeté la responsabilité de cette décision "fondamentalement erronée" sur l'opposition sociale-démocrate à laquelle appartenait son prédécesseur Gerhard Schröder. Toujours est-il que la Grèce s'y trouve dans cette zone euro et que la question d'un troisième plan d'aide devrait inéluctablement revenir au devant de la scène. Mais probablement après les élections allemandes.

Sortie de crise : un travail inachevé

La situation de la Grèce rappelle le travail effectué depuis 2008 par les Européens pour sortir de la crise. Un travail encore inachevé et d'ailleurs la réponse structurelle à la crise financière restera en haut de l'agenda politique européen. La marche vers une intégration plus poussée des économies européennes se poursuit, il sera question de l'union bancaire et de la supervision des banques. Nul doute que la question d'un futur budget de la zone euro ou de la mutualisation des dettes va encore alimenter les débats... jusqu'aux élections européennes.

Les élections européennes 2014

Les prochaines élections européennes se dérouleront du 22 au 25 mai 2014 à travers l'Europe, le 25 en Belgique. Elles devaient initialement se tenir en juin mais elles ont été anticipées pour donner au nouveau parlement le temps de préparer l'élection du président de la commission européenne en juillet. Les Européens redoutent un désintérêt des citoyens par rapport au scrutin et un vote eurosceptique. Il faut dire que le taux de participation était de 43% en 2009, le plus bas pourcentage depuis la première élection directe du parlement européen en 79. Et la crise est passée par là.

Le parlement s'est agrandi depuis le 1er juillet, soit depuis l'arrivée de la Croatie dans l'Union. Il compte désormais 766 députés. Mais la prochaine assemblée en comptera 15 de moins. Certains pays auront moins de députés comme l'Allemagne qui perdra trois élus. La Belgique, elle, en perdra un. Bref, voilà une année électorale en perspective... qu'on se le dise.

Africa Gordillo

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