Procès historique des dirigeants d'Aube Dorée en Grèce: report au 7 mai

Aube Dorée et ses dirigeants au centre d'un procès historique en Grèce
Aube Dorée et ses dirigeants au centre d'un procès historique en Grèce - © ANGELOS TZORTZINIS - BELGAIMAGE

En Grèce, c'est un procès historique qui devait s'ouvrir ce lundi à la prison de Korydallos dans la banlieue d’Athènes. Sur le banc des accusés, 69 personnes : membres, députés et sympathisants du parti néo-nazi grec Aube Dorée. Jugés pour appartenance à une "organisation criminelle", certains accusés risquent jusqu'à 20 ans de prison. Les accusés devront répondre de trois crimes distincts. Le procès a été ajourné, jusqu'au 7 mai.

L'audience a été ajournée ce lundi car l'un des 69 accusés de ce procès fleuve n'avait pas d'avocat.

Ce procès historique devrait durer au moins 18 mois, le temps pour l’accusation de prouver les liens directs entre les agressions dont sont accusés les militants et cadres du parti Aube Dorée et la direction de ce parti.

Trois agressions vont être passées au crible : le meurtre du rappeur Pavlos Fyssas qui a marqué le début de l’instruction ; l’agression des pêcheurs égyptiens à Perama et celle des syndicalistes frappés à coups de barres de fer au Pirée.

Pratiquement tous les députés du parti grec néo-nazi seront assis au banc des accusés, mais pour autant il ne s’agit pas là de juger des idées mais des actes. Si les liens entre ces actes et la direction du parti sont établis, alors Aube Dorée ne serait rien d’autre qu’une organisation criminelle à mettre hors d’état de nuire.

L’accusation va également tenter de démontrer les relations privilégiées d’Aube Dorée avec une partie de l’appareil de l’Etat grec qui a fermé sciemment les yeux pendant plusieurs années sur les exactions d’Aube Dorée.

La Défense, de son côté, affiche sa sérénité : Aube Dorée est un parti légalement élu, la troisième force politique du pays. Ce que font ou ne font pas certains militants de base n’engage en rien la direction.

Deux manifestations sont prévues ce lundi matin devant la prison où se déroule le procès, 150 policiers sont mobilisés pour éviter tout débordement.

De notre correspondante à Athènes, Angélique Kourounis (avec Belga)

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