Au Japon, l'e-sport fait son entrée à l'école et cela fait débat

Ce lundi, c’est la rentrée scolaire au Japon. Dans ce pays, de plus en plus de collèges et de lycées intègrent les entraînements de sport électronique -e-sport- aux activités parascolaires.

Cette innovation pédagogique est le gros sujet de débat de la rentrée scolaire.


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Pour ses partisans, le gaming développe la concentration, les réflexes, la créativité stratégique et l’esprit de compétition ; il a toute sa place à l’école, d’autant qu’il permet d’intégrer les élèves qui sont moins doués en classe ou en sports traditionnels, et donc réduit le risque de harcèlement scolaire.

Oui mais, répondent les détracteurs, les jeunes Japonais sont déjà les plus grands utilisateurs au monde des jeux vidéo sociaux, au détriment de leur santé. Trop rivés aux écrans et trop sédentaires, ils ont de plus en plus de problèmes de vue et d’obésité.

Pour beaucoup de directions d’écoles et d’associations de parents d’élèves, ils auraient plutôt intérêt à se bouger plus en pratiquant des sports traditionnels.

C’est aussi l’avis du gouvernement, qui n’a jamais été emballé par l’e-sport. En plus, ici, quand les compétitions de jeux vidéo rémunèrent les vainqueurs, elles tombent sous le coup de la loi sur les jeux d’argent, qui est très stricte, car ça a toujours été le secteur d’activité privilégié des yakuzas — la mafia.

Résultat, le Japon est très en retard sur la Chine ou la Corée du Sud pour tout ce qui concerne les compétitions internationales d’e-sport.

Or cette discipline fera l’objet de démonstrations aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020 et elle figurera au programme officiel des Jeux asiatiques — les J.O. des pays d’Asie — à Hangzhou en Chine dans trois ans.

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