Attentat déjoué en France: un seul des deux individus interpellés inculpé

Attentat déjoué en France: un seul des deux individus interpellés inculpé
Attentat déjoué en France: un seul des deux individus interpellés inculpé - © ERIC FEFERBERG - AFP

Un seul des deux suspects interpellés vendredi dernier (11 mai) à Paris à la suite de soupçons d'un projet d'attentat a été inculpé, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. Le suspect est né en Egypte en 1998 et réside en France en situation régulière. Il a été inculpé pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et placé en détention provisoire le 15 mai, selon l'AFP. Le jeune Egyptien était inconnu des services de renseignement.

Il s'apprêtait à commettre "un attentat, soit avec de l'explosif soit à la ricine", un poison végétal, selon les informations divulguées par le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb en matinée sur BFMTV. Il s'agirait du troisième attentat déjoué depuis le début de l'année par la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), après celui projeté par un homme arrêté dans le sud du pays en janvier et celui qui visait un grand équipement sportif dans l'Ouest.

Le deuxième individu d'origine égyptienne interpellé au même moment a été "mis hors de cause" et "remis en liberté", selon une source judiciaire à l'AFP. Il ne s'agit pas du frère du principal suspect, comme annoncé précédemment par le ministre, mais bien d'un de ses proches.

L'arrestation était le fruit de la détection sur les réseaux sociaux par la DGSI d'un compte particulièrement actif dans la sphère prodjihadiste, qui a permis l'identification du ressortissant égyptien placé en détention. Une perquisition administrative a été menée le 11 mai à son domicile dans le 18e arrondissement, dans le nord de Paris, et a "révélé la présence d'un sac contenant de la poudre noire extraite d'un bloc de pétards et de plusieurs supports numériques qui contenaient notamment des tutoriels de fabrication d'explosifs et une autre vidéo expliquant comment utiliser un poison puissant", selon une source proche de l'enquête.

Un peu plus tard dans la journée, le suspect, jugé "très déterminé" par les enquêteurs, a été interpellé sur la voie publique en compagnie de l'autre homme de nationalité égyptienne, finalement relâché. Lors de sa garde à vue, le suspect "a spontanément reconnu sa consultation de propagande djihadiste et expliqué qu'un individu sur la messagerie cryptée Telegram, non identifié à ce jour, lui avait demandé de se procurer le bloc de pétards afin de fabriquer une bombe et de passer à l'acte en France", a précisé la source.

Puis, "il a tenté de minimiser la gravité de ses actes", explique une source proche de l'enquête. "Contrairement à ses déclarations, les exploitations ont révélé qu'il avait en réalité accepté de réaliser cette mission et qu'il était également prêt à mourir en martyr en se faisant exploser".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK