Attentat de Christchurch: les réactions internationales

Attentat de Christchurch: les réactions internationales
Attentat de Christchurch: les réactions internationales - © TESSA BURROWS - AFP

Les réactions se sont succédés parmi les chefs d'État et les politiciens, après l'attentat terroriste qui a fait au moins 40 morts parmi la communauté musulmane de Christchurch.

En Belgique

Le Premier ministre belge Charles Michel a présenté ses condoléances à la Nouvelle-Zélande sur Twitter. « Les mots nous manquent ce matin. Nous ne pouvons que témoigner de notre solidarité et pleurer la perte de trop nombreuses vies. Nous nous opposerons fermement à la haine et à l’intolérance. Ces actes violents ne feront que renforcer notre détermination », a-t-il écrit.

Le Ministre fédéral des Affaires Étrangères Didier Reynders a également réagi sur le réseau social (en anglais). "Nous ne laisserons jamais gagner la haine, la violence, l'intolérange ou la peur", a-t-il tweeté. "La lutte contre le terrorisme est loin d'être terminée", a quant à lui écrit en néerlandais le président de la N-VA Bart De Wever.

En France

Le président français Emmanuel Macron a dénoncé "des crimes odieux", soulignant que "la France se dresse contre toute forme d'extrémisme".

Ces attaquent "rappellent tragiquement que les folies humaines tournent souvent leurs armes contre des lieux de culte", a déclaré Richard Ferrand, le président de l'Assemblée nationale, également sur Twitter. Le leader de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon estime lui que "la haine des musulmans est aussi un poison mortel dans nos sociétés", tandis que la tête de liste écologiste Yannick Jadot parle d'une "très grande peine pour les victimes, pour les familles, surtout que la Nouvelle-Zélande est un pays apaisé", au micro de la chaîne CNews.

Dans le reste de l'Europe

La Reine d'Angleterre Elizabeth II, qui est également la monarque du Commonwealth, donc de la Nouvelle-Zélande, s'est dite "profondément attristée par l'attaque effroyable" commise vendredi. "Le Prince Philip et moi-même envoyons nos condoléances aux familles et aux amis des personnes qui ont perdu la vie, a déclaré la reine. En ce moment tragique, mes pensées et mes prières vont à tous les Néo-Zélandais".

"Cet acte de brutalité insensée contre des personnes innocentes sur leur lieu de culte ne pourrait être plus contraire aux valeurs et à la culture de paix et d'unité que l'Union européenne partage avec la Nouvelle-Zélande", a déclaré le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Le Président du Conseil des ministres espagnol Pedro Sanchez a condamné sur Twitter "la violence et le caractère déraisonnable du fanatisme et de l'extrémisme qui veulent briser nos sociétés.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a lui "fermement condamné" les attaques. "Je condamne fermement l'attentat terroriste commis contre des musulmans qui étaient en train de prier en Nouvelle-Zélande et je maudis ceux qui l'ont commis", a déclaré le chef de l'État turc dans un communiqué.Ce dernier a ensuite présenté ses condoléances "à la communauté musulmane et au peuple néo-zélandais, visé par cet acte déplorable". Pour le président turc, il s'agit là "du dernier exemple de la montée du racisme et de l'islamophobie".

La Première ministre norvégienne Erna Solberg a appelé à lutter contre "toutes les formes d'extrémisme" après une attaque qui évoque, selon elle, des "liens douloureux" avec les attentats perpétrés par Anders Behring Breivik. Le 22 juillet 2011, ce terroriste d'extrême-droite avait tué 77 personnes en faisant exploser une bombe contre le siège du gouvernement à Oslo puis en ouvrant le feu sur un rassemblement de la Jeunesse travailliste sur l'île d'Utøya. "Cela montre que l'extrémisme prospère encore dans de nombreux endroits, a estimé la Première ministre. C'est aussi un signal d'alarme (montrant) que la lutte contre l'extrémisme sous toutes ses formes doit figurer très haut à l'ordre du jour".

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