Attentat à Christchurch: le tireur s'est filmé et a diffusé la vidéo en direct

Attentat à Christchurch: le tireur s’est filmé et a diffusé la vidéo en direct
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Attentat à Christchurch: le tireur s’est filmé et a diffusé la vidéo en direct - © TESSA BURROWS - AFP

Le tireur de l’attentat terroriste de Christchurch, qui a fait 40 morts dans deux mosquées vendredi, s’est filmé durant la fusillade et a diffusé en direct la vidéo sur Facebook. Dans une mise en scène proche d’un jeu vidéo à la première personne (FPS), la vidéo de 17 minutes montre le tireur sortir de sa voiture, prendre un fusil dans le coffre, puis s’introduire dans la mosquée et exécuter froidement les fidèles, debout ou en prière, avant de repartir en voiture. La vidéo a depuis été supprimée sur Facebook et YouTube.

L'AFP a établi l'authenticité de la vidéo au moyen d'une enquête numérique, en comparant notamment des captures d'écran de la vidéo du tireur montrant la mosquée avec de multiples images de la même zone disponibles sur internet.

Un suprémaciste blanc?

Il pourrait s’agir d’un Australien de 28 ans, Brenton Tarrant, militant d’extrême droite, dont le compte Twitter porte le même nom et la même image de profil que la page Facebook qui a diffusé l'attaque. Ce militant est notamment l'auteur d’un manifeste  publié vendredi sur le réseau Scribd, qui déclare que le tireur voulait s'en prendre à des musulmans. Intitulé "Le grand remplacement », en référence à une thèse de l'écrivain français Renaud Camus et très populaire dans les sphères d'extrême droite européennes. Des mots inscrits sur les armes du tireur figurant sur la vidéo correspondent aussi à des images postées sur le compte Twitter ayant publié le manifeste.

Dans le manifeste, le tireur dit qu'il est né en Australie dans une famille aux revenus modestes et avoir 28 ans. Il déclare que les moments clé de sa radicalisation furent la défaite de la dirigeante d'extrême droite Marine Le Pen à la présidentielle française de 2017 et une attaque au camion qui a fait cinq morts à Stockholm en avril 2017, dont une fillette de 11 ans.

L’activiste aurait revendiqué l’attentat sur les réseaux sociaux avant de voir son compte supprimé sur Twitter, selon plusieurs sources. Les autorités néo-zélandaises n’ont cependant pas affirmé que Brenton Tarrant est bien l’auteur de l’attentat.

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