Attaque raciste contre Merkel: le ton monte à trois semaines du Brexit

"Nous n'avons pas gagné deux guerres mondiales pour être bousculés par une 'Boche'"
"Nous n'avons pas gagné deux guerres mondiales pour être bousculés par une 'Boche'" - © Tweet Leave.eu

A un peu plus de trois semaines de la date fixée pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, la tension monte entre Londres et les Européens. Et cette semaine, c’est une photo qui fait polémique. Celle d’Angela Merkel, en noir et blanc et le bras levé, pour ce qui ressemble à un salut nazi. Le commentaire en anglais est du même tonneau : "Nous n’avons pas gagné deux guerres mondiales pour être bousculé par une 'Boche'". C’est un tweet raciste du Mouvement Leave qui milite pour une sortie du Royaume Uni de l’Union européenne et qui illustre le regain de tension dans la dernière ligne droite des négociations.

Tout est parti d’une conversation téléphonique mardi matin entre le Premier ministre Boris Johnson et la chancelière Angela Merkel. Aucun commentaire à Berlin mais à Londres, Downing Street fait savoir aux journalistes que la dirigeante allemande estime qu’un accord sur le Brexit est extrêmement improbable si l’Irlande du Nord sort de l’union douanière. Inadmissible pour les Britanniques. Ces propos rapportés enflamment les réseaux sociaux avec cette photo ouvertement raciste, au point que le ministre Michael Gove doive intervenir mardi à la Chambre des communes : "Je tiens à me distancer de toute sorte de racisme ou de langage inapproprié à l’égard de l’Allemagne. Ce sont nos amis, nos alliés et un grand pays".

Face au tollé le mouvement Leave aussi s’est excusé mais à moitié seulement. Ses responsables ont précisé que le véritable outrage venait de la suggestion allemande de séparer l’Irlande du nord du Royaume Uni…

En fait, cet épisode n’est que l’illustration de la tension qui règne au Royaume-Uni à quelques jours d’un sommet européen décisif pour le Brexit. Aucune solution d’accord n’est en vue, faute de proposition britannique satisfaisante.

Boris Johnson prépare son opinion publique à cet échec… en blâmant les dirigeants européens.

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